coat.jpgJe hais les salles d'attentes des médecins, c'est le meilleur endroit pour choper un truc mortel comme un rhume ou un phimosis. C'est pire que de traverser une fosse remplie de chacals ou de voir un film de Luc Besson avec Jean Dujardin. Pourtant, je suis hypocondriaque, je somatise à la moindre occasion. Dans la même semaine, j'ai guéri de trois cancers, dont un des ovules, d’un sida et d’une maladie non-répertoriée. Avant, à la moindre occasion, je fonçais chez mon médecin de bijou de famille. Mais les salles d'attente, c'est l'endroit où tu risques le plus d’attraper une maladie contagieuse ou faire une grosse dépression à force de relire des vieux Gala. La lecture de ce genre de littérature me donne des vertiges, des sueurs froides et tiens, je n'ai pas un genre de boule, là ? Ah non c’est une couille, pardon. Heureusement, chez notre médecin malgré lui, point de Gala et images du monde, c'est la RVF, revue des vins de France qui trône dans sa salle détente. Faut dire qu'il a obtenu le droit d'exercer après une thèse consacrée à "l'étude prospective randomisée en double-aveugle avec anesthésie péribulbaire du glaucome chez la truite saumonée cuite au vin de Loire". Pour un médecin qui n'a pas toute ses facultés, c'est balaise! Généralement, j'arrive dans sa salle détente vers environ, 11h47, pour l'apéro, on se siffle trois ou quatre quilles, rarement plus, souvent bio, parfois bonnes, à vue de nez, il me dit, comme à l'ensemble de ses patients, qu'il ne sait pas trop au juste ce que j'ai, il faudrait faire des examens complémentaires et aller voir un confrère qui devrait peut-être éventuellement savoir, il me raconte ses excellentes vacances en toscane, les vignes, le vin et … le vin, le dressage des gnous et le temps qui passe trop vite puisqu'il n'a pas une minute à lui, c'est bien pour ça qu'il a mis 8 mois à remplir le questionnaire de l'interview Psykotic et pourtant, en terme de remplissage, il est vachement balaise, surtout pour ce qui concerne les verres…

En un mot commençant, et même si tous les dégouts sont dans la raclure, quel est ton pire souvenir vineux? Soit précis, il faut avoir la piquette décomplexée, je veux des noms, des adresses, des numéros de téléphone… Mais, bien entendu, dans le respect de l'anonymat.

UUn petit souvenir d’une veillée de Noël chez les alors récemment "acquis" beaux-parents à Mulhouse, d’un liquide rouge brunâtre pour lequel le beau papa semblait ressentir une fierté non feinte de me le proposer… Ma réplique d’extase, totalement feinte elle, aurait mérité de figurer en bonne place au palmarès de l’Actor’s Studio dans la rubrique "improvisation de génie" lorsque je bu la 1ère gorgée de cette substance psychédélique version bad trip. D’où ma décision de refaire intégralement une éducation vineuse à Tina avec la suggestion de créer un truc entre gonzesses, soiffardes au féminin quoi… Pour qu’elles ne nous encombrent surtout pas nos soirées en fait ! Et les bacchantes furent ainsi créées. Deus Ex Machina quoi…Tout ce que j’aime, phallocrate et d’une mauvaise foi sans pareille…

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