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Ail, ouille, c'est la fête à la grenouille

dans la catégorie Notre vin quotidien

wine-froggie1.pngElles se mangent à la Barbare, avec les doigts…Avec un rince-doigt pour les plus mondains, avec beaucoup de bruit pour les plus rustiques, dont je fais partie. A l'image du haggis Ecossais, du gigot à la menthe, des sauterelles grillées, de la soupe de chien, de la soupe au jus de serpent, de la cervelle d’écureuil ou de l'œuf de cent ans en Chine, les peuples ont tous leurs spécificités séculaires. Les sociologues ont écrit et continueront d'écrire sur la nourriture et sa diversité. En France, la grenouille est un symbole culinaire, au même titre que le cheval, le lapin, l'huitre et l'escargot. Ce qui nous vaut quelques moqueries de la part de nos meilleurs ennemis britanniques. La cuisse de grenouille ne provoque aucune extase gustative, sa chair est fade, mais la grenouille fait partie des classiques de notre patrimoine familial, en tous cas le mien... Pour les relever, je les cuisine avec beaucoup d'ail et de persil, le choix du vin n'en est que plus difficile. Pour faire face à ces épices, il faut du caractère, éviter le petit bourgogne et le formatage des goûts, choisir un funambule qui prend des risques.

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Règlement de comptes à O.K. Barral

dans la catégorie Notre vin quotidien

Barral_Vigne.jpgIcône du Bio pour certains, étalon des dérives aromatiques, prototype des vins déviants pour d'autres, Didier Barral et ses les vins ne laissent pas indifférent. L'homme de Lentheric excite les passions, incite à la polémique. Je l'ai rencontré trois fois, il est sympathique, affable, inépuisable sur le sujet de la Biodynamie, ses vaches (pour le désherbage et l'engrais...), ses cochons noirs, son blé sans gluten, ses arbres fruitiers et les abeilles et autres insectes. Le système Barral c'est une certaine idée de l'autonomie, on cultive pour nourrir les animaux qui à leur tour nourrissent les hommes et les vignes... Et la boucle est bouclée. Barral c'est une leçon de bon sens paysan. Ils montrent ses photos et assène ses certitudes, d'une voix tranquille. Il n'a pas choisi la facilité, ne laisse personne indifférent, mais agacent certains qui critiquent ses cuvées au nez "animal", les pros avancent qu'il faut carafer longuement ses vins et les boire à la lune montante, les antis ne supportent pas les notes de fumier ou d'écurie et règlent leurs comptes sur la blogosphère.

Faugères Jadis 2003 Domaine BarralJadis_Barral.jpg

2003, ouvert avec appréhension, ce n'est pas le millésime de Didier Barral, loin s'en faut, c'est ma dernière bouteille et j'ai connu le meilleur et le moins bon, comme souvent avec Didier Barral, c'est irrégulier et les conditions de dégustation sont importante. Le vin est carafé 2 heures, la robe est légèrement tuilée, acajou sur les bords, le nez renarde un petit peu, sans excès, c'est les arômes de cassis, cerise noire, réglisse et cuir qui dominent, avec de l'olive noire, du chocolat de la même couleur, du thym et quelques notes graphitées. En bouche, c'est aromatique, fin, très léger (pour un 2003), presque maigre, l'acidité est importante, pas fondue, les tannins sont aériens et la finale cacaotée. Petit côté gênant, j'ai carafé vigoureusement pour oxygéner le vin, mais un dépôt important s'est propagé dans la carafe. Il faudra une journée pour que le vin redevienne limpide, les arômes sont plus nets, la bouche plus soyeuse, mais toujours cette impression de dichotomie, grande finesse de la matière, minéralité et acidité dissociée. Curieuse impression d'un vin pas vraiment équilibré, mais pas déplaisant, même plutôt agréable. Ce n'est pas le vin qui je conseillerais à un jeune œnophile, à un Chinois ou un Texan pro-bordelais, mais que je boirais avec plaisir avec un franc-tireur de la chose Bio, parce qu'avec Didier Barral, c'est toujours OK pour un règlement de compte.

In neuro Veritas, les caves se rebiffent avec un fil rouge à la patte

dans la catégorie Rencontres Officielles

prozac2.jpgJuillet, c'est les vacances, le farniente et la lecture, surtout s'il pleut comme ivrogne qui se soulage. En principe, l'été, c'est pas le moment d'être sérieux et c'est pas mon genre en plus, mais pour une fois qu'on se réunit en juillet, à défaut de faire une entorse à mon régime hyper calorique, je vais faire une entorse à ma ligne éditoriale et être sérieux, mais pas trop. "Sans les cafés, il n’y aurait pas eu Sartre", disait Boris Vian, qui ne faisait pas que cracher sur les tombes, et j'ajouterai, que sans les cafés et leurs ptit blanc sur le zinc, il n'y aurait pas eu d'Antoine Blondin, de Baudelaire, de Rimbaud, de Stendhal, de Musset, de Steinbeck, d'Hemingway, de Fitzgerald sans parler de Bukowski ou de Pline l'Ancien, amateur d'un capiteux et magnifique millésime 21 avant JC. Chez les hydropathes, le vin et la littérature ont toujours fait bon ménage, c'est sûr, l'alcool est soluble dans l'encre et vice versa. Mais il n'y a pas que le vin qui fait tourner la tête, certains chiffres aussi donnent le tournis, Dans un rapport charpenté comme un cru du pâtissier de Vesoul, on apprend que le chiffre d'affaire des participants à Vinexpo, le plus grand salon international du vin qui réunit tous les deux ans les cadors du secteur, flirte avec les 250 milliards de dollars, le prix de 370 Airbus A380. Et sans aide du VRP Sarkolique, faut le boire pour le croire.

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