Des fois, par hasard,
tu écoutes des chansons qui t'entraînent jusqu'au bout de la nuit, les démons de minuit, ils t’entraînent jusqu’à l’insomnie, les fantômes de l’ennui. Alors tu allumes ta télé et tu restes scotché à National Géographic Channel qui t'explique tout ce que tu ne voulais pas savoir sur les serpents sans jamais avoir même imaginé envisager de poser éventuellement la question à un de tes amis reptiliens, c'est dire si ils sont fort chez National Géographic. En premier lieu, le serpent est un animal omnivore qui ne mange pas les hommes, sauf s'ils sont méchants ou Sarkosiste, il est surtout friand d'une espèce animale particulière, le koala roux. Pour l'attraper et le farcir, il n'hésite pas à utiliser son corps, mais sans les mains, et à entrelacer la pauvre bête, mais comme c'est un roux, c'est moins grave. Un serpent, ça peut être flippant, moi, pendant longtemps, je flippais à la vue des oiseaux, Alfred Hitchcock devait y être pour quelques chose, mais pas que. Les oiseaux, ils z'ont pas de bras, et ça me fout les miquettes, mais que dire des serpents? Ils marchent sur leur ventre, dans le genre flippant je sais pas ce qu'il te faut! Les poux? C'est pas faux! Les serpents marchent sur le ventre mais les poux marchent sur la tête.
Mot-clé - Bonneau
samedi, 31 mars 2012
Songe d'une nuit de légende, les trois confessions du charmeur de serpent
Par Psykopat le samedi, 31 mars 2012, 21:51 - Rencontres Officielles
mardi, 13 décembre 2011
L'originalité de la typicité, le grand écart vineux
Par Psykopat le mardi, 13 décembre 2011, 11:25 - Rencontres Amicales
Je vais faire rager Schulmeister, mais je pense que le grand vin possède obligatoirement une typicité. Une typicité complexe, celle de son terroir, évidemment, celle de son cépage, assurément, et parfois, celle du vigneron. Pour d'autres, la typicité est un défaut et ce n'est pas toujours une provocation; à les entendre, il y a même un fond de vrai. J'aime assez être dépaysé, boire un vin atypique est même parfois plaisant. Un Pommard atypique, s'il est bon, me ravira plus qu'un mauvais Volnay typique. Est-ce que le bordeaux doit toujours sentir le bordeaux? Est-ce que Ducru-Beaucaillou doit toujours sentir le carton mouillé? Est-ce que le Meursault doit absolument sentir le beurre, le tilleul et la barrique? Est-ce que le Riesling doit absolument sentir le pétrole? Est-ce que Cos d'Estournel est typique de Saint-Estèphe, est-ce que Rayas est typique de Châteauneuf? Pourtant ce sont des références! Les grands vins ont-ils une spécificité propre?
mercredi, 30 novembre 2011
Lalalla, j'adore quand le veau dort sous la voûte de Célestins
Par Psykopat le mercredi, 30 novembre 2011, 14:51 - Rencontres Officielles
Y a-t-il mieux qu'une virée en Toscane dans une Ferrari California verte pomme, y a-t-il mieux qu’une pizza chaude débordante de fromage devant un film avec Monica Bellucci, y a-t-il mieux qu’une discussion, entre vieux potes, à 3 heures du matin, sur tout et surtout sur rien, avec une bouteille de Clos de Bèze pour accompagnement, y a-t-il mieux que de s’écouter, quand on a le spleen, le Requiem de Mozart dans son bain avec un verre de Chevalier-Montrachet, y a-t-il mieux qu’un sandwich rillette à ma façon avec un Morgon de Marcel Lapierre, y a-t-il mieux qu'un Perrier, en été et au goulot, après une partie de foot infernale, y a-t-il mieux qu'un énorme rot après un Perrier au goulot, y a-t-il mieux qu’un rosé glacé en face des Iles du Lérins en guise d'apéro? Y a-t-il mieux qu’une côte de bœuf grillée au barbecue avec un St Jo un peu frais au bord d’une piscine, y a-t-il mieux qu’une soirée en amoureux avec du champagne rosé, un immense lit et des draps en satin, y a-t-il mieux que péter dans des draps de satin, y a-t-il mieux que le premier petit déjeuner, en Provence, face à la mer, lors d’un premier jour de vacances, y a-t-il mieux qu’une douche bien fraîche en plein cagnard alors qu’on a du sel de mer sur tout le corps? Y a-t-il mieux que de passer l’après-midi dans sa cuisine à concocter des petits plats et à tout goûter, même les vins, y a-t-il mieux que de saucer le beurre des escargots au fond des coquilles, y a-t-il mieux que de sucer la queue d'un homard, y a-t-il mieux que les macarons de Pierre Hermé, y a-t-il mieux que de faire flamber une langouste sur une plage de Cuba, y a-t-il mieux qu'une trilogie Lalalesque quand l'ivresse des profondeur nous gagne?
samedi, 15 janvier 2011
Du Beau, du Bon, du Bonneau
Par Psykopat le samedi, 15 janvier 2011, 15:59 - Notre vin quotidien
Châteauneuf 2001 Henri Bonneau
Le nez va évoluer lentement, d'abord sur des notes de fruits noirs confits, de cèdre et de figue, il va se complexifier aromatiquement et développer de fins arômes de kirch, de cuir, d'encens, d'épices orientales et de gibier. La bouche est dense, charpentée, sèveuse, les tannins sont d'une grande douceur, ça me rappelle la texture de grandes Côtes de Nuits, beaucoup de fraicheur et une grande et belle persistance sur les pruneaux et le kirch. Excellent
mardi, 26 octobre 2010
Quand les bacchantes sont lâchées, les Satyres restent sur leurs célestes Réserves
Par Psykopat le mardi, 26 octobre 2010, 18:51 - Rencontres Officielles
A force de passer des heures à picoler déguster, je me suis rendu compte que la légendaire sveltitude de mes vingt ans commençait à n’être plus qu’une légende urbaine, que ma mythique agilité de furet volant et ma vélocité du pingouin huppé n'était plus qu'un très vieux souvenir. Hélas, trois fois hélas, le cœur a ses raisons que le raisin de connait point. Alors, la mort dans l’âme, je me suis résolu à faire quelque chose de terrible, quelque chose d’affreux, d'horrible, d'abominable, de monstrueux, d'atroce, que tu as l'obligation, que dis-je, l'engagement, la promesse de garder pour toi, si tu en parles à qui que se soit, ta famille sera transformée en derviche tourneur sur bois sur 20 générations dont une de Mellot, bref je me jette à l'eau, et je vais même en boire en faisant du sport! Du sport, quel abomination!
lundi, 27 septembre 2010
Un Goth dans le cru, ou quand Lottin en emporte le vent
Par Psykopat le lundi, 27 septembre 2010, 14:45 - Rencontres Officielles
Got fer dami, tu ne peux attendre la fin de l'année pour me demander, "mais comment faire pour devenir un gothique pervers?". Ça tombe mal, comme je n'ai pas la réponse, je vais te donner mon avis quand même. Sarkosy n'a pas expulsé tous les roms en un jour, de même, le rhum ne se fait pas en un jour et que devenir gothique pervers demande aussi une préparation minutieuse à base de houblon, de tatouage et de sang de chauve souris. Premièrement, si tu veux devenir gothique, tu as plutôt de la chance, parce que tu aurais tout autant pu vouloir devenir Mireille Mathieu et te laisser pousser la moustache comme Jeanluk et ça, ça craint un maximum et j'aurais été dans l'obligation de t'en dissuader fermement. N'espère pas devenir gothique facilement en enfilant des vêtements aussi noirs que moches, en te maquillant comme une pute aveugle et en écoutant Marilyn Mason. Il n'y a pas de Goth Academy, en plus pour débuter dans le goth, il te faudra faire une grosse dépression et répéter sans cesse, je suis un incompris, la société me rejette, le monde n'est pas bien, je hais la guerre, Pascal Obispo et Indochine qui ne sont que des copieurs et des bouffons. Il faudra aussi changer ton prénom. Passer de Jules-Edouard à DaRKneSS ne va pas être facile pour ta mère mais elle s'y fera plus vite que ton patron à qui tu as dit que tu n'aimes que la mort, le sexe dans un cercueil, la nuit et les livres d'Amélie Nothomb.
jeudi, 23 septembre 2010
Bien fait, maintenant, j'ai les rognons qui sifflent l'internationale
Par Psykopat le jeudi, 23 septembre 2010, 19:49 - Rencontres Amicales
Je passe rapidement sur la première, un fond de Cuvée Guillaume 2004 (je crois) de Fréderic Mochel, parfait apéritif, un chouia sucré et vif comme un élève du Schulmeister of wine, hyperactif et cocaïné, l'élève pas le vin, en résumé un bon Riesling citronné, presque Teuton, je passe aussi sur la dernière, une spéciale Javier Barden, période No country for old man, la coupe de cheveux ridicule en moins, mais le côté crépusculaire et sur vitaminé du Barben en plus. Aucun souvenir, sinon que j'avais les amygdales qui baignait. Comme on est aussi irresponsable que pas raisonnable, entre les deux il y en a eu 6 pour 6 rognons vu qu'on était trois, enfin quatre avec ma moitié qui n'a bu que trois verres avant de nous lâcher, 6 rognons, donc, ça fait trois personnes, Jean-Luc, Alain et Bibi. Et on a mangé les 3 rognons, normal, quand je vous dis que c'est logique, faut suivre.
lundi, 26 juillet 2010
Des hommes, des racines et du vin
Par Psykopat le lundi, 26 juillet 2010, 13:38 - Notre vin quotidien
VDP des Bouches du Rhône Trévallon blanc 2006
Assemblage de Roussane, Marsanne et Chardonnay.
Belle robe or clair. Le nez est fin et complexe, sur des notes de poire, de fleurs d'acacias, de tilleul, de fenouil, de miel, de brioche et d'amande. La bouche est sudiste, grasse mais sans lourdeur ni amertume, c'est élégant, ciselé, finement boisé et citronné, avec un bel équilibre général et une finale longue et fraiche. Excellent
Le domaine de Trévallon a acquis une telle renommée qu’on en oublie parfois que sa création est assez récente. Précurseur de la renaissance du vignoble des Baux de Provence, Eloi Dürrbach a planté les premières vignes dans les Alpilles en 1973. Le père d'Eloi, René Dürrbach était un ami du peintre Albert Gleizes, un des fondateurs du cubisme, il venait en vacances chez lui, à Saint-Rémy-de-Provence, dans les années 1950, puis il s'est installé, en 1955, dans le mas de Trévallon avec 60 ha de garrigue au cœur de cette magnifique région des Alpilles.
vendredi, 21 mai 2010
Vin de Table Henri Bonneau lot 09.05 02/03
Par Psykopat le vendredi, 21 mai 2010, 15:28 - Notre vin quotidien
Vin de Table Henri Bonneau lot 09.05 02/03 
Robe grenat avec des traces d'évolution. Le nez est d'abord discret, sur la prune et la cerise kirchée, puis il se développe des arômes de viande, de chocolat, de tabac, de cuir et de menthe poivrée. C'est assez complexe pour un vin de table. L'attaque en bouche est agréable, le vin enveloppe le palais sans agressivité, légère sensation alcooleuse, c'est fin avec une fine acidité et un peu d'amertume sur une finale épicée. Plutôt sympathique comme VDT
Un domaine acquis dans le Gard, à Laval St Roman, petit village proche de l'Ardeche. 80 % de Grenache et 20 % de Cinsault sur un sol caillouteux composé d'éboulis calcaire donne naissance à cette cuvée sans millésime et vendue en vin de table (assemblage de 2002 et 2003 pour cette bouteille semble t-il). Il y a des senteurs d'antan, des racines profondes dans cette bouteille. Il vinifie à son aise, assemble les millésimes s'il le souhaite, et pour se passer de l'administration qu'il déteste, Henri Bonneau passe ce vin en Vin de Table. C'est dans l'esprit de ses Châteauneuf, plus simple mais avec les mêmes méthodes. Si tous les vins de table étaient de ce niveau, on ne parlerait pas de crise de la viticulture française. Une belle introduction à la magie de Bonneau.
dimanche, 2 mai 2010
L'Ermite errant de Saint-Jean
Par Psykopat le dimanche, 2 mai 2010, 14:08 - Rencontres Amicales
Samedi soir, nous étions conviés dans l'antre du vieux sage de saint Jean. C'était son anniversaire. Quel âge avait-il? Personne ne le savait. Pour certains, il était le grand père du Père Fourras, on dit même qu'il a formé Platon, qu'il a bu du Corton avec Charlemagne, du Jurançon avec Henry IV, du Tokaji en Transylvanie avec un vieux Conte assoiffé de rouge, et que se serait le secret de sa longévité. Bref, une pointure, un queck, une épée, une terreur, surnommé "Luc la main froide" depuis qu'un jour de pleine lune, il a dégoupillé un Yquem 90 dans une fête foraine. Le temps pour mes yeux de s'habituer à l'obscurité et passé l'envie de fuir quand je me rendis compte que les murs de l’endroit étaient tapissés de posters de Paul Presbois. Mais il était trop tard. Alors le vieux sage prit la parole. "La vieillesse est dans l’œil de celui qui la voit, et la sagesse dans le cul des autres", aujourd’hui encore, ses paroles résonnent en moi comme un phare de BM dans la nuit éblouissante. Comme Thierry et Alain ne comprenaient pas ce qu’il entendait par là. "Oui oh, et pour le cul, c’est juste que je picole un peu trop et je ne suis plus qu’un ermite errant", ajouta-t-il. Quand je lui fis remarquer que le dernier à avoir fait ce jeu de mots était Jean Roucas, il entra dans une colère noire et s’enfuit dans la nuit comme un busard au galop, tant et si bien que nous nous sommes installé pour piller sa cave et mettre les petites bouteilles dans les grandes!
Commentaires récents
Tu as vraiment l'humour d'un poulpe dépressif... Mais oui, j'avais modifié après ton intervention ohhhh combien judicieuse, grand maître du Rouge et de blanc, enfin, surtout du rouge...
PS: tu as retrouvé l'usage de ton clavier ou 8 jours, c'est le temps de réaction normal du poulpe dépressif...