bama.jpgDepuis près de vingt ans, le vignoble Bordelais est sous influence américaine. Demain, ce sera les Chinois qui imposeront leur goût. La puissance, la concentration a pris le pas sur la finesse. Pour de vulgaires raisons économiques, pour aguicher une clientèle internationale, presque tous les grands Châteaux se sont ralliés à cette mode de vins excessifs, lourds, confiturés, boisés, maquillés, pendant que d'autres, trop modestes pour rivaliser, produisent des vins chétifs, dilués et sans âmes. Engagés dans une véritable guerre économique, les vignerons bordelais sont en train de perdre, de brader un savoir-faire ancestral. Le vin de terroir, élégant, capable de bien vieillir disparait petit à petit. Mais il y a toujours une exception, un miracle auquel on veut croire, mais un miracle que l’on peut aussi vérifier, verre à la main. Au milieu de ce monde de brutes, de plus en plus uniforme, un petit homme, tel Saint Jean-Baptiste dans le désert, se débat pour défendre la finesse dans les vins de Margaux. Cet homme, c'est Jean-Pierre…

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