Da_Vinci_cochon_humour.jpgJe hais les cochons, je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je hais les cochons. Non pas que cette boule de couenne rosâtre me rappelle mes premiers émois, dans la grange de l'oncle de Peggy, la fille aînée du charcutier, rose des genoux à la tête, même les yeux, une Heidi cochonne et cocaïnée qui tentait de faire passer son cousin Gunther et son cor de chasse pour du trash métal. Je me dis que parfois, il vaut mieux attraper la grippe cochonne que prendre une cochonne en grippe. C'était bon et flippant à la fois, quand j’y repense, mais non, je n’aime pas les cochons. Pas même les bruns, même pas les sangliers. Un bon copain, qui comme tout le monde aime la littérature romantique et frapper sa femme les soirs de biture, me posait cette question. Pourquoi donc cette haine envers l'un des meilleurs amis de l’homme? Pourquoi cette animosité envers cet animal éminemment sympathique? Pourquoi ne l'aimes-tu pas alors que chez lui, tout est bon? Même le groin et les oreilles. Premièrement, le cochon n'est pas le meilleur ami de l’homme, même le chien ne l'est pas, pas plus que le cheval, le meilleur ami de l’homme reste, comme tout Soiffard qui se respecte le sait, un Chambertin Clos de Bèze servi sur un colvert bien faisandé. Deuxièmement, Il ne s’agit nullement d’une haine secrète que je dévoile au grand jour suite à un horrible rencontre avec des gorets aux yeux vitriolés et à la couenne graisseuse, non il s’agit d’un constat froid et inébranlable, le même constat qui me fait haïr les pandas roux, les fans d'Obispo et les férus de signe chinois. D'ailleurs, je préviens les personnes nées durant l’année du cochon, même si elles sont grasses, avec une queue en tire-bouchon et de couleur rose, que si elles souhaitent devenir parents d’un petit cochon de lait, et c’est un vœu légitime, d’attendre la fin de ce compte rendu avant de faire leurs cochonneries, merci.

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