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Charlie

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Mais où est passé Charlie?

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

ouestcharlie.jpgAujourd'hui, c'est la "Journée Mondiale de la diversité culturelle pour le dialogue et le développement", rien que ça! Il parait même que la diversité et le dialogue sont les héritages communs de l'humanité" et qu'il faut considérer leur sauvegarde comme étant un impératif concret et éthique inséparable du respect de la dignité humaine. On peut difficilement être contre, sauf à connaitre Jean-Pierre et Marilyn, sa moitié qui fait le double. D'abord, ils sont cons comme deux bites mal rangées, leur seul fait de gloire est d'avoir été à Paris le 11 janvier, défiler comme des charlots, pour Charlie, avec les grands de ce monde. Pour l'occase, ils ont acheté un crayon pour la première fois de leur vie, pour le brandir fièrement alors qu'ils auraient mieux fait de se le planter dans le derche et continuer à lire France Football et Closer. Nos deux tourtereaux ont surement bandé un grand coup et mouillé à grande eau en voyant les sommités défiler, cernés de cerbères armés comme des djihadistes, n’ayant plus que les poteaux et les vrais berbères à surveiller tellement le nettoyage avait été bien fait en amont et tellement cette joyeuse cohorte de tyrans n’a rien à se reprocher, sinon de nous prendre pour des cons en même temps que notre argent. Ce jour-là, il parait que tous les français étaient des Charlie et que même Georges Clownesque et Brad Pitre étaient des Charlie eux aussi. Certains de ses super-édiles ont dus passer un moment à chercher leur crayon tellement ils sont au fait de l'humour version Charlie. Bref, nos deux amoureux sont revenus tout émoustillés d’avoir participé à une journée historique. Ils avaient même l’intention d’acheter le prochain numéro de Charlie.

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Il est interdit de descendre avant la raie

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Mouton-Dictature.jpgLe coiffeur est un mal nécessaire, j'y vais quand ma tronche d'hirsute me fait peur au réveil. Mon coiffeur est une coiffeuse, un brin masculine, silencieuse, et je dois reconnaitre que ça m'arrange bien. Ça évite d'entendre des conneries du style: "il est con le mec de la météo, vous avez vu le temps qu'il fait?" Son collègue masculin, si je puis dire, est plus… disons… plus féminin et plus bavard. Du genre que tu ne sais pas vraiment pas où le prendre, si je puis me permettre. Pendant que sa collaboratrice me coupait les cheveux en quatre, l'autre tanche papotait avec un vieux gâteux qui se faisait redresser les trois tifs qu'il lui restait. "Vous avez vu ce truc de Charlie? C'est quand même un monde, assassiner des gens pour des idées, c'est quand même honteux? Vous avez acheté le journal? Dit le vieux crouton. Le coiffeur répond sans honte, que ce n'est pas trop son style de journal, qu'il n'a pas le temps de faire la queue, pourtant il doit y être habitué, et qu'un copain, ou une copine, va savoir, lui a mis sur une clé USB et qu'il le lira quand il aura le temps. Le vieux, bien chaud, part sur une tirade du genre: c'est bien la liberté, l'union nationale et tout le tremblement, mais ils l'ont bien cherché, on a beau être libre, faudrait voir à ne pas trop exagérer, caricaturer le Pape, Mohamed ou Mahomet, Sarkozy ou Hollande, ce n'est pas bien, en plus c'est un peu cochon leur journal. Le merlan très engagés, surtout derrière les oreilles, acquiesce et relance le nazillon par: "Vous verrez, un jour on mangera de la blanquette avec de la semoule, et on pourra rien dire". Passé le réflexe de me jeter sur le premier rasoir venu pour énucléer les deux abrutis, ce qui serait bien superflu compte tenu du fait que leurs gonades leurs sont aussi inutiles qu'une date de péremption sur un Montrachet, j'ai eu envie de leur cracher à la gueule que la liberté ne souffre d’aucun mais, d’aucune exception, d'aucune compromission, d'aucune aliénation car c’est le plus court chemin vers la radicalisation des âmes incultes, que le fascisme en charentaise ne fait pas de bruit, même dans les salons de coiffure. Etre libre, oui, tout dire mais sans offenser l'autorité, le culte, mon cul, les nains, les mongols, les cons et ceux qui restent, tout écrire, librement, mais sous l'inspection de deux ou trois censeurs, c'est ça leur liberté? Qu'ils se la mettent au cul! Moi je préfère les bouffeurs de curés, j’ai grandi avec et ils m’ont inculqué quelques solides défenses contre les cons, les contes de fées et les abus de pouvoir. C’est en partie cet héritage-là qui me fait dresser les poils devant ceux qui ont l’arrogante paresse intellectuelle d'être ras du front. Putain de coiffeur... Je lui pisse à la raie, librement mais copieusement!