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Condrieu

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Sur un air de Con d'Rieu

dans la catégorie Notre vin quotidien

condrieu.jpgMa rencontre avec les vins de Condrieu date d'une dizaine d'année, des vins qui m'ont donné beaucoup de plaisir. Avec le temps, je me rends compte que mes goûts dans le domaine du vin ont changé petit à petit et que je m'éloigne de mes amours d'antan. Il y a quelques années j'aurais vendu père et mère pour un Condrieu, boisé, puissant et floral. A l'époque quand je rencontrais un Viognier en tête à tête, j'avais toujours le dernier verre… et à la fin de notre rencontre lui était nettoyé et moi bien aviné. Le Condrieu, c'était un grand vin blanc qui, contrairement à la plupart des grands vins, ne demande aucun apprentissage pour être apprécié, parfumé, gras, rond, chaleureux, Il a toutes les qualités de l'immédiateté. Et puis, petit à petit, les vins du sud m'ont fatigué, des vins trop mûrs, mou, à la limite de l'écœurant, oscillant entre la trop vieille marmelade de pêche et la pomme gâtée. Je me suis tourné vers des vins plus subtils, plus léger, moins démonstratif, avec plus de fraîcheur apportée par l'acidité. En Alsace, en Bourgogne et parfois en Loire. Ce ne sont pas mes goûts qui ont changé mais ma perception du vin, mon approche, mes références, ma mémoire… Le vin, c'est un peu comme la musique, on évolue avec ses goûts, sauf que là, je n'ai jamais été un fan de ce con d'Rieu.

Condrieu Les Chaillets 2007 Yves Cuilleroncuilleron-les-chaillets.jpg

Nez de poire très mûre, d'acacia, d'abricot, d'amande, de violette et d'épices. La bouche est massive, la matière ample et grasse, l'acidité très basse, et la finale assez longue sur des notes amers et caramel. Bien

Changer les ampoules d'Ampuis

dans la catégorie La tournée des vignes

Ampuis_Marche2013.jpgÀ Ampuis, plus vieux marché aux vins de l'hexagone, tout change, mais rien ne change vraiment. Les vignerons aboient et la caravane trépasse. Les mêmes placeurs de parking, les mêmes camelots au bagou suranné devant la porte, la même file d'attente à 8h45, les mêmes afficionados du Condrieu, les mêmes verres estampillés "Côte-Rôtie", les mêmes vigiles à l'entrée du temple, les mêmes jeunes diablotins tireur de chariots, les mêmes stands, les mêmes vignerons, les mêmes dégustateurs aux comportements un peu moutonniers et aux manières de soudards, seul le millésime est différent. Un passage le vendredi après-midi, peu de monde, ambiance sympathique, vignerons agréables. Rouges 2009, un bon millésime, mais ce n'est pas le millésime du siècle annoncé. 2010 confirme le bien que j'en pensais, très beau arômatiquement, la trilogie fruit – fleur- épices, charnus, ample, équilibrés, un petit air de 2007, en mieux. Quelques 2011, joli mais sans plus, pas la puissance des 2009 et l'équilibre des 2010 mais surement meilleur que 2012 que certains essaient déjà de pré-vendre.

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Du haut de Vernon, la vérité des Vernay

dans la catégorie Notre vin quotidien


Condrieu Coteau de Vernon 2006 Domaine Georges Vernay

vernon.jpgBelle robe jaune, dorée, lumineuse. Le nez est aromatique et développe de beaux arômes d'acacias, de miel, de pâte de fruit, de poires, d'amande (léger boisé) et de violette. La bouche est d'un équilibre remarquable, à la fois puissante, grasse, sans excès aromatique (comme souvent dans les Condrieu) et d'une fraicheur et d'une finesse très digeste, savoureuse, l'harmonie est magnifique. L'aération lui donne ampleur et complexité, la minéralité et l'acidité transparait, une impression de puissance totalement maîtrisée. La finale est extraordinaire, longue, sur les fruits blancs, les épices et avec une plaisante touche d'amertume. Grand Condrieu. Excellent.


Pour fêter le début des vacances et accompagner une matelote de Lotte aux fruits de mer et au curry, ce Condrieu "Coteau de Vernon" du Domaine Vernay a été parfait, à la fois robuste, gras, mais qui ne manque pas de finesse, d'élégance, de minéralité et de complexité. Superbe équilibre pour une bouteille au potentiel de garde important. J'ai adoré!

"En-dessous de Vienne, il existe un endroit où le Rhône lève trois fois le coude. C'est l'hommage du fleuve aux terrasses escarpées du Condrieu, à la sueur des hommes qui les travaillent. Le Viognier, comme eux connaît la valeur de la terre. Réinstallé dans son royaume de gradins, il contemple, serein et confiant, l'avenir dans l'onde changeante."


Condrieu 2000 Mathilde et Yves Gangloff

dans la catégorie Notre vin quotidien

En matière de vin, il faut se garder de toute certitude: Les Condrieu ne se garde pas, il faut les boire jeune! Il faut aussi se garder de tous les jugements définitifs : Les Condrieu de Gangloff sont très gras et très boisé. En matière de Condrieu, je reste souvent un peu sceptique face à un élevage appuyé, qui me semble souvent dominer le fruit. J'ai connu quelques déceptions avec cette appellation pour dire tout le bien que je pense de la bouteille bue chez l'ami Olivier .


Condrieu 2000 Mathilde et Yves Gangloff

gangloffBelle robe dorée, limpide. Le nez est tout en distinction, aérien, dominé par des arômes d'amande, d'acacias, de pêche, de poire, de fumée et des pierre à fusil et surtout, après un petit réchauffement de ma planète verre, des notes florales très subtiles. Un côté bourguignon assez déroutant. La bouche est à l'image du nez, fondue, aérienne, fine, une rondeur sans lourdeur et une longue finale sans amertume ni excès de bois ou d'alcool. Une grande buvabilité pour cet Excellent Condrieu.

Va te rôtir sur la côte, Ampuis c'est tout

dans la catégorie La tournée des vignes

Arrivage sur le parking à 9h15, je sors l'indispensable diable même pas Tasmanien, invitation, verre de rigueur et entrée dans la salle de travail où déjà pas mal de soiffards des monts et des veaux de navarin et de France se bousculent autour des stands stars au staff stakhanoviste de standing (Gangloff, Guigal, Jaboulet, Cheze, Montez…) En Côte-Rôtie, 2008 n'est pas un grand millésime, des tris exigeants ont été nécessaires pour faire bon, un peu comme 2002, où quelques bons vignerons avait fait une seule et bonne cuvée, plutôt que des parcellaires moyennes, pas mal d'autres se sont noyés, 2007 sera grand, voire très grand. On trouve donc sur le marché, des 2007, des 2008 et mêmes quelques 2009 à goûter, mais pas chez les meilleurs. Pour résumer, 2008 pour boire assez vite, pour le plaisir de la soif et garder les 2007 pour de futures bonnes et grandes soirées. Pour les Condrieu, une petite année en quantité, mais un grand millésime, aériens, minéral, plus fin et avec beaucoup moins de bois neuf qu'à l'habitude.

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