1-bouteilles-vins.jpgJe n’ai pas trop l’habitude de blogger sur commande, mais comme dit Hannibal mon lecteur, l'éventreur de syndicalistes Mosellan: "des fois, faut faire des exceptions, sinon, on ferait ça machinalement et ça serait pas du boulot". Comme il n'y a que le premier verbe qui coûte, je vais donc, à la demande de Régis, vous narrer nos péripéties vinifereuses. Départ 4heure du mat, arrivée à 9h pétante, surtout après le chili de la veille, à la Chapelle de Guinchay, chez l'ami Fabien, qu'on pourrait confondre avec Paul Pogba s'il avait 50 cm de plus et une crête de cheveux qui pourrait accueillir une famille de gerbilles abandonnées. Mais attention, faut pas l'énerver d'entrée, c'est le genre de Monsieur qui vous nouerait les boyaux autour du cou avec le Scrotum comme pendentif, sans cesser de se vernir les ongles des pieds. Fabien est un marchand de vin bourguignon qui a gouté et parfois distribué ce qu'il y a de meilleur en bourgogne, il une vision singulière et ambitieuse pour ses gamay, il est persuadé que les terroirs du Beaujolais peuvent produire de très grands vins si l’on s’en donne les moyens. Il a une culture vinique tellement vaste qu'il envisage de faire appel à de la main-d'œuvre polonaise pour en faire le tri. Régis, aussi surnommé, "viti-vini-pipi", prépare frénétiquement son cahier de note avec la concentration d'une shampouineuse en analyse, puis il s'assouplit les muqueuses avec la légèreté d'une danseuse du Bolchoï sous méthamphétamine. Canicule à l'extérieur, mais fraicheur dans la cuverie, une cuverie plus bourrée qu'un mineur russe un jour de paie et, comme on n'est pas venu pour beurrer les sandwichs, on entame les hostilités, faites gaffe, bougez pas, les mains sur la table, je vous préviens que le Fabien, il a la puissance de feu d'un croiseur, et des flingues de concours.

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