Leverasoif.com

Tag :

Dirler

Fil des billets

Jean, Jean et Jean Dirler, chez les Dirler c'est une histoire de terroir

dans la catégorie La tournée des vignes

Dirler_verre.jpgC'est avec Jean et Jean que nous allons voir Jean. Je sais, cela fait beaucoup de Jean et de gens dans cette histoire, mais je n'y peux rien, à ses gens, Jean, c'est leur prénom. Ils auraient pu se prénommer Jean-Marc, Jean-Pierre ou Jean-Fulgence, mais non, leur nom, c'est Jean et Jean et même pas Jeanjean pour les intimes. Dans la famille Dirler, les gens et les Jean, on connait, c'est en 1871 que Jean Dirler, ancien instituteur, débutera l'aventure des Vins Dirler en s'installant comme "gourmet" dans le village de Bergholtz. Une aventure qui dure, de génération en génération, Jean, Georges, Georges, Jean-Pierre et aujourd'hui Jean constituent les 5 générations successives de vignerons. En 1998 Jean épouse Ludivine, fille de Léon et Nicole Hell-Cadé vignerons à Guebwiller. A partir du millésime 2000, l'exploitation reprend les parcelles de vignes des parents de Ludivine et le Domaine adopte le nom de Dirler-Cadé. Les Dirler exploitent à présent 18 hectares de vignes, dont 42 % sont classés Grand Cru. A partir de 1998, Jean et Jean-Pierre Dirler ont décidé d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de la maison Dirler en se lançant dans une viticulture biodynamique. Le vignoble s'étend sur quatre grands crus illustres, qui appartenaient jadis à la puissante Abbaye de Murbach : Kitterlé, Saering et Kessler, sur la commune de Guebwiller, et Spiegel, sur Bergholtz. Après les présentations, "bonjours Jean, je vous présente Jean…", on démarre le marathon sur les chapeaux de roue.

Lire la suite...


Dire l'air du temps sur le Belzbrunnen

dans la catégorie Notre vin quotidien

dirler2.jpgEt voilà, c’est fini les vacances, fin août et déjà un temps d'automne sur l'Alsace. J'ai passé un été à relire Germain Muller en admirant les brumes matinales sur le contrefort des Vosges et en mangeant du Munster, bref, j’ai encore foutu mon régime en l’air et ma brioche n'est pas encore retombée. Manger en Alsace, c’est, au bas mot, approximativement 6.261 calories par repas. Trois fois par jour. C’est bon. C'est calorique, même bioénergétique, mais que c'est bon. Et pour accompagner le munster, quoi de mieux qu'un Riesling? Dieu, et mes compagnons Soiffards, savent à quel point j'aime le Riesling, même Allemand! Le Riesling est un cépage que j’adore. Les mauvais Riesling, c'est comme les cons et les roux, ça m'insupporte! Boire un mauvais Riesling fait partie de ces moments qui te font prendre conscience de l'inanité de l’humanité, en général et des Hollandais en particulier.

Mais attention, lors des 30 prochaines années, le réchauffement climatique va bouleverser nos habitudes. Si les températures continuent de grimper, on ne produira plus de Riesling en Alsace, mais de la Syrah ou du Mourvèdre. D’ici 2050, la surface des terres favorables à la culture de la vigne en Europe pourraient être réduites de 68%, c'est les conclusions d’une étude de l’organisation non gouvernementale "Conservation National" aux Etats-Unis.riesling.jpgBon, si c'est les ricains qui le disent, faut les croire, c'est du sérieux, comme les armes de destruction massive en Irak, la fausse attaque du destroyer américain USS Maddox, qui déclenchera la guerre du Vietnam, le cigare de Bill Clinton, la maladie d'Armstrong, la zone 51 serait un camp de vacances et le "subprimes" seraient l'affaire du siècle et je ne parle même pas du fait que John Lennon, Elvis Presley, Bob Marley, Mickael Jackson, Jimmi Hendrick et Kurt Kobain feraient des bœuf monstrueux aux Galápagos. Mais le réchauffement peut avoir du bon, il est même assez jouissif d'imaginer le déclin des vins de Bordeaux, remplacés par des grands cru scandinaves ou Anglais. Mais rien ne remplacera le Riesling d'Alsace, cette éponge à terroir qui donne ses magnifiques et célèbres arômes pétrolés, cet équilibre entre sucre et acidité, entre gourmandise et austérité. Dans le vin, l'austérité a souvent de quoi faire fuir, l'austérité a parfois de quoi éblouir... Comme dans ce Riesling Belzbrunnen 2008 du Domaine Dirler-Cadé. Un Riesling issu d'une petite parcelle de grès, sous le Kessler, entre Saering et Spiegel. Le domaine a été fondé en 1871 par Jean Dirler, ancien instituteur qui renonça à sa carrière pour se vouer à la vigne et au vin. Aujourd'hui, son arrière-petit-fils, Jean Dirler, et son épouse Ludivine Cadé exploitent un domaine de 18 hectares. Le vignoble, cultivé en biodynamie, s'étend sur quatre grands crus illustres, qui appartenaient jadis à la puissante Abbaye de Murbach: Kitterlé, Saering et Kessler, sur la commune de Guebwiller, et Spiegel, sur Bergholtz.

Riesling Belzbrunnen 2008 Domaine Dirler-CadéImpression

Superbe nez, complexe, sur les agrumes, du pamplemousse, la paille, la pêche de vigne, la vanille, de très belles notes florales de chèvrefeuille et beaucoup de minéralité, pierre à fusil et pétrole. La bouche est grasse avec une belle tension qui accompagne un léger sucre et des arômes d'orange confite. Un modèle de riesling à la fois complexe, franc, tendu comme un arc, minéral comme je les aime et surtout gourmand. Très bien+

Domaine Dirler-Cadé
13, rue d'Issenheim
68500 BERGHOLTZ
Tél. 03 89 76 91 00