Arrivage sur le parking à 9h15, je sors l'indispensable diable même pas Tasmanien, invitation, verre de rigueur et entrée dans la salle de travail où déjà pas mal de soiffards des monts et des veaux de navarin et de France se bousculent autour des stands stars au staff stakhanoviste de standing (Gangloff, Guigal, Jaboulet, Cheze, Montez…) En Côte-Rôtie, 2008 n'est pas un grand millésime, des tris exigeants ont été nécessaires pour faire bon, un peu comme 2002, où quelques bons vignerons avait fait une seule et bonne cuvée, plutôt que des parcellaires moyennes, pas mal d'autres se sont noyés, 2007 sera grand, voire très grand. On trouve donc sur le marché, des 2007, des 2008 et mêmes quelques 2009 à goûter, mais pas chez les meilleurs. Pour résumer, 2008 pour boire assez vite, pour le plaisir de la soif et garder les 2007 pour de futures bonnes et grandes soirées. Pour les Condrieu, une petite année en quantité, mais un grand millésime, aériens, minéral, plus fin et avec beaucoup moins de bois neuf qu'à l'habitude.

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