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Oups, Hobbs is my hobby, Chronique normale saisonnière…

dans la catégorie Rencontres Amicales

Hobbs-Pat.JPGManger en compagnie d'un grand vigneron australien est tous ce qu'il y a de plus normal, enfin, normal depuis le passage de Denis Canute (voir ici). Normal, c'est même une vague de normalitude qui s'est abattu sur la France de François, un peu comme la gonorrhée sur le bas-clergé Irlandais. Depuis que les Français ont élu un président normal, la normalité est redevenue normale, et c'est normal! François, tu permets que je t'appelle Franz, c'est la normalitude, la semblance, le barde du banal, du tristement quotidien, du même absolu. C'est notre voisin de palier, le beau-frère sympa, mais un peu con, un mec touchant, transparent et transpirant, le Chombier de la République, on rêve de l’inviter à un barbecue. Il est Monsieur-tout-le-Monde, au sens propre, ni trop riche, ni trop pauvre, intelligent, mais juste ce qu’il faut, rondouillard et séduisant, rigolo et austère. Inodore, transparent, sympathique, et symbolique de la normalitude. Il est à-peu-près certains qu'une vague de normalitude va déferler sur la planète. Il fera chaux en été et froid en hiver, les coupes de cheveux normales et la mode normale refera une percée. L'école normale sera très prisée et le tube de l'été sera "Normal, je suis normal " de Jean-François Le Normal. Les Restaurants serviront des plats normaux, un peu ratés, en te faisant la tronche et en te faisant payer 2 fois le PIB du Congo Belge, et les gens en sortiront en râlant de façon extrêmement normale. Même chez les Soiffards, tout restera normal. JeanDa finira tous les plats de façon exceptionnellement normale, il trouvera normal de trouver de l'anchois dans tous ce qu'il goûte, normal depuis que le jeune mirliflore a décidé de se lancer dans l’élevage industriel d’anchois, Rage se moquera charitablement de lui, Patrick aussi, mais beaucoup moins charitablement mais oubliera qu'il a une vie sexuelle normale, si on considère normal, l'onanisme frénétique devant un peluche de panda mal-dégrossi, une boite de ravioli entamée et un tiramisu à la fraise. Florian raffole des vins de Jeanmimi, le Frère de Patrick a un air de famille, mais pas la même. François et Esther seront parfait comme le dessert du même nom, et Greg Hobbs sera Australien comme les habitants de l'Australie, çà tombe super bien, c'est même de là qu'il vient. Mais attention, toutes les modes ont une fin, sauf le saucisson qui en a deux. A la base, si la normalitude est redevenue normale, c'est pas parce qu'on a voté pour un président normal, mais parce qu'on a voté contre un Président qui ne l’était pas du tout, et du coup on a recommencé à faire des trucs pas normal, la mode normale n'aura tenu qu’un été ce qui, pour une mode, même normale, est extrêmement normal.

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Il y a du Goût dans l'Atelier d'Apicius

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L'ennui est instructif, pendant les rares et rébarbatifs cours de latin que j'ai suivis, je salivais sur les aventures du célèbre cuisinier romain, Marcus Gavius Apicius. Festin_Romain.jpgApicius était le cuisinier officiel des Empereurs Auguste et Tibère. Extravagant, gourmet, débauché, viveur, il a été largement condamné par ses contemporains, en particulier, par les stoïciens, mais aussi par les premiers chrétiens qui jugeaient sa cuisine scandaleuse. Riche, voluptueux, il dépensait des fortunes en festins. A Rome, d'où l'on avait chassé les imbéciles heureux comme corrupteurs de la jeunesse, il avait ouvert une école de gourmandise où les fils des patriciens se bousculaient plus que dans les écoles des grands philosophes. Il a professé l'art de la bonne chère, sa mort est à l'image du personnage. Après avoir dépensé des sommes astronomiques pour sa cuisine, après avoir absorbé pour chacune de ses orgies tous les revenus du Capitole, il eut l'idée de faire, pour la première fois, le compte de son patrimoine. Il compta qu'il lui restait 10 millions de sesterces, une fortune pour l'époque, mais il jugea cette somme insuffisante pour continuer à vivre dans son faste, de peur des tourments de la faim, il s'empoisonna. Comme tous les Soiffards, c'est dans l'excès qu'il était le plus raisonnable. C'est donc naturellement dans le triclinium de l'Atelier du Goût que l'Australo nous a convié à un banquet dressé par Esther et François, les réconciliateurs de saveurs, un lieu où l'assiette a du sens, où les produits viennent du terroir et les recettes d'on ne sait où. Une cuisine comme on l'aime, sans préjugés et qui n'a pas la vue basse.

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