Acte 1 : Comme il vous plaira, Chapelle mes potes
De tous les supplices, l'attente est le pire, surtout si quand tu poireautes face à une vingtaine de vignerons prêt à te faire déguster leurs pépites de terroir. Au moyen-âge, on pratiquait joyeusement l'empalement, le bouc des sorcières, le bûcher, l'écartèlement, le coriolan, l'ébullition, le supplice des brodequins, les fers brûlants, les mutilations diverses, l'estrapade, les grésillons, les rouleaux à épines, le masque de la faim, la poire d'angoisse, la vierge de Nuremberg, on savait s'amuser en ce temps-là, aujourd'hui, la torture, c'est quand le réseau 4G ne passe pas dans la forêt de Hattisheim pendant que tes potes s'engluent jovialement dans les bouchons urbains. Ils finiront par arriver et le tour de table peut commencer par un Champagne de veuvage, simple, pas trop élevé, pas dosé, mais plutôt correct, petit prix mais qualité au menu du jour. Alain Graillot fait également dans le raisonnable, question tarif,
et là aussi, ces Crozes sont de bonne tenue. Superbe St Joseph chez Grippa, beau fruit, épices et belle minéralité, bouche riche et tannins fins. Les Bourgogne de Christian Clerget ne sont pas transcendant, un Chambolle agréable, un Vougeot austère et un Echezeaux aimable. Faute de prises de notes sérieuses, on fait dans le décousu, de bons Chassagne chez Bernard Moreau, de très bons Meursault chez le sympathique Michel Bouzereau et un terroiristes Irlandais qui magnifie le Larzac. Gavin Crisfield (Domaine la Traversée) est de Belfast, il n'a pas dit Irlandais, de peur de voir exploser ses bombes de fruits. Ancien sommelier en Angleterre, négociant et œnologue, il a décidé de franchir le pas et de réaliser son rêve en achetant ses propres vignes. 4,5 ha plantés de Syrah, Mourvèdre, Carignan, et Cinsault près de Saint Jean de Blacquière, qu'il travaille en biodynamie, sans rechercher pour autant la certification. Pour protéger ses parcelles contre les sangliers, grand amateurs de cinsault, il met de la musique dans ses vignes et pisse régulièrement autour pour marquer son territoire. Original et efficace, il recherche la finesse, la pureté et l'élégance dans ses cuvées comme dans ce 100% Cinsault plus proche d'un Beaujolais que d'un Languedoc. Un vigneron sympa que l'on recroisera surement.
comme une dinde aux marrons dans le four des merveilleux échanges entre un père et son fils? Toujours soucieux d’élever le débat citoyen, les Soiffards vous proposent, gratuitement, je tiens à le préciser, des éléments de réponse à une louable interrogation trop souvent éludée, c'est quoi un confit de génération? Une question culinaire et conflictuelle, qui peut, à première vue, paraitre idiote, mais qui est fondamentale pour savoir qui doit dire bonjour en premier. Deuxième question, vaut-il mieux fabriquer des enfants ou adopter un canard? Pour attirer le lecteur, on va répondre à la deuxième en premier, à moins que ça ne soit l'inverse. En premier lieu, il convient de se demander si vous êtes un couple de nature plutôt hétérosexuelle ou plutôt pas. Dans le premier cas, l’enfant a un avantage certain, vous pourrez le produire vous-même, de vos propres mains, enfin, c'est une image. Dans le cas contraire, adopter un canard…
Aujourd'hui je suis mort, ou peut-être était-ce hier, ou un rêve, je sais pas, j'ai même pas reçu de télégramme de l'hôpital. Cela ne veut rien dire. C'était peut-être hier. Ce matin, un rayon de soleil m'a réveillé en me réchauffant le visage. Même si c'est une belle journée, c'est dimanche et je n'aime pas le dimanche. J'ai fait du café et je suis allé acheter le journal du jour. Je n'ai jamais aimé lire les nouvelles, sauf pour y trouver des choses qui m'amusent. A dire vrai ça m'est égal ce qui se passe dans le monde, mais je l'achète pour passer le temps. Cette intro alambiquée et confuse est un pastiche de l'œuvre de Camus: l'Etranger. Pourquoi Camus? C'est une bonne question mon petit Ranulphe. Parce qu'en cette année 2012, peut être bien la dernière, il n'est pas inutile de se recentrer sur la culture. Si pour toi, "Sex and the cystite" est un monument du cinéma, que "Chateaubriand" c'est surtout bon quand c'est saignant, que t'écoute en boucle Rondo-Veneziano, que ton tableau préféré est un poster d'un ninja roux en train de sniffer du beurre de cacahuète, alors, rien que pour toi, on va mettre les bouchées doubles. Cet hiver j'ai refait mon retard littéraire, j'ai lu les grands classiques, Camus, Beigbeder, Houellebecq, Dan Brown et Télé 7 jeux et à quoi ça aurait servi si je ne vous en parlais pas?
Magnifique robe dorée, brillante, lumineuse. Le nez relève d'intenses arômes de citron confit, de mangue, de bergamote, d'épices et une très fine pointe pétrolée. La bouche est pure, tendue, gourmande, avec une élégance indéniable et une amplitude certaine. Comme souvent chez Olivier Humbrecht, on s'attend à boire sucré, mais l'acidité effilée garde le vin dans un registre quasiment sec. La tenue en bouche, l'équilibre et la tension sont bien là, comme presque toujours avec les vins du Domaine. La persistance aromatique étire longuement le vin avec une finale sur de beaux amers. Excellent


Commentaires récents
C'était le 1/4 heure culture.... Merci qui?