epidemie_gastro.jpgJ’en appelle à la raison pure, que je ne saurais en ce moment critiquer, contrairement à mon ami Kant, je suis navré, mais une gastro pour Noël, ce n'est pas un cadeau sympa! En temps normal, vous le savez déjà, et si vous ne le savez pas, c'est que vous souffrez autant que moi, je souffre de divers maux psychiques, physiques et analytiques. Mais à Noël, c'est pire, j'exècre noël où je m'étale, non sans douleur, avec ma grosse tête d’ours couperosée de près, à quelques centimètres au-dessus de la mélasse qu'est la vie en général et la mienne en particulier. Cette année, pour mon noël, j'ai eu droit à un cadeau pour le moins original, une gastro-entérite brutale. Du genre qui survient pendant une méga queue dans une grande surface. Je me sens un peu comme si j'avais les deux genoux posés sur un tas de braise incandescente, les mains attachées dans le dos par du fil barbelé et un panda psychotique à tendance sodomite qui me ferai une bisette sur le postérieur. Pourtant, cette année, je n'ai pas fêté Noël dans un resto chinois où généralement, après quelques nems, direct, je fais une descente d’organes. Si j'ajoute un bœuf épicé, je sais que c'est dans la durée de la gastro-entérite qui va suivre ce savoureux moment d’anthologie culinaire que la différence se fera. Bref, deux jours à faire la navette entre mon plume et mes gogues, en matant en boucle "Ninja mais sans ma fille" ou le destin tragique d’une femme, maquillée comme ma feuille d’impôt, tombée amoureuse de Michelangelo, une pizza ou une tortue Ninja, je ne sais plus, dans un New York des plus inquiétants. Comme j'étais un peu gras du bidet, ça m'a permis de perdre quelques centaines de grammes. Pourtant, Noël avait bien commencé, un Champagne sympa, mais sans plus, et un beau Meursault, comme je les aime, un Jobart, minéral, gras et tendu. Navré, c'était un Narvaux qui a fini au lavabo.

Remi Jobart Meursault les Narvaux 2009domaine-remi-jobard-meursault-les-narvaux.jpg

Très beau nez de chèvrefeuille, d'agrumes, de fruits blancs, de noisette et de silex. La bouche est savoureuse, ample, grasse et minérale. L'acidité répond parfaitement à la concentration pour offrir un superbe équilibre. Quelques notes d'élevage très discrètes et une longue finale salivante. Excellent