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Cours privé sur l'influence et la vainitude des gourous coucous

dans la catégorie Rencontres Officielles

cep-de-vigne.jpgOn ne le rappellera jamais assez, le grand dégustateur, infaillible et omnipotent, n'existe pas! Et n'existera jamais (ou peut-être dans un futur lointain, quand les robots auront remplacé l'homme), que ce soit chez les gourous qui vivent de leur guide d'achat à l'intention des sourds et des malentendants du vin ou des gourous de table qui distillent leur savoir avec avidité ou prodigalité, libéralité ou brutalité, parcimonie ou bonhomie et dont je fais évidemment partie. Non pas que je veuille défaire certaines réputations savamment conquises à la force du gosier, la n'est pas mon propos, ce qui me dérange, qui m'énerve, qui me hérisse le poil, qui m'agace la rate, qui m'excite l'arthrite, c'est l'inhibition de ceux qui pense ne pas pouvoir savoir à l'égard de ceux qui sont sensés détenir ledit savoir. "Je n'y connais rien", "Je n'ai pas votre nez, votre culture, votre passion", etc… Des sentences d'auto-exclusion trop souvent entendues et qui implique souvent un réflexe pavlovien, moutonnier et parfois ridicule, quand l'avis (et la note) s'aligne sur les gourous. Parfois, il suffit de mettre un verre dans les mains de nombreuses personnes pour qu'elles perdent toute confiance en leurs sensations, leur goût…

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Songe d'une nuit de légende, les trois confessions du charmeur de serpent

dans la catégorie Rencontres Officielles

Des fois, par hasard,37528268.jpg tu écoutes des chansons qui t'entraînent jusqu'au bout de la nuit, les démons de minuit, ils t’entraînent jusqu’à l’insomnie, les fantômes de l’ennui. Alors tu allumes ta télé et tu restes scotché à National Géographic Channel qui t'explique tout ce que tu ne voulais pas savoir sur les serpents sans jamais avoir même imaginé envisager de poser éventuellement la question à un de tes amis reptiliens, c'est dire si ils sont fort chez National Géographic. En premier lieu, le serpent est un animal omnivore qui ne mange pas les hommes, sauf s'ils sont méchants ou Sarkosiste, il est surtout friand d'une espèce animale particulière, le koala roux. Pour l'attraper et le farcir, il n'hésite pas à utiliser son corps, mais sans les mains, et à entrelacer la pauvre bête, mais comme c'est un roux, c'est moins grave. Un serpent, ça peut être flippant, moi, pendant longtemps, je flippais à la vue des oiseaux, Alfred Hitchcock devait y être pour quelques chose, mais pas que. Les oiseaux, ils z'ont pas de bras, et ça me fout les miquettes, mais que dire des serpents? Ils marchent sur leur ventre, dans le genre flippant je sais pas ce qu'il te faut! Les poux? C'est pas faux! Les serpents marchent sur le ventre mais les poux marchent sur la tête.

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Il y a du Goût dans l'Atelier d'Apicius

dans la catégorie Rencontres Amicales

L'ennui est instructif, pendant les rares et rébarbatifs cours de latin que j'ai suivis, je salivais sur les aventures du célèbre cuisinier romain, Marcus Gavius Apicius. Festin_Romain.jpgApicius était le cuisinier officiel des Empereurs Auguste et Tibère. Extravagant, gourmet, débauché, viveur, il a été largement condamné par ses contemporains, en particulier, par les stoïciens, mais aussi par les premiers chrétiens qui jugeaient sa cuisine scandaleuse. Riche, voluptueux, il dépensait des fortunes en festins. A Rome, d'où l'on avait chassé les imbéciles heureux comme corrupteurs de la jeunesse, il avait ouvert une école de gourmandise où les fils des patriciens se bousculaient plus que dans les écoles des grands philosophes. Il a professé l'art de la bonne chère, sa mort est à l'image du personnage. Après avoir dépensé des sommes astronomiques pour sa cuisine, après avoir absorbé pour chacune de ses orgies tous les revenus du Capitole, il eut l'idée de faire, pour la première fois, le compte de son patrimoine. Il compta qu'il lui restait 10 millions de sesterces, une fortune pour l'époque, mais il jugea cette somme insuffisante pour continuer à vivre dans son faste, de peur des tourments de la faim, il s'empoisonna. Comme tous les Soiffards, c'est dans l'excès qu'il était le plus raisonnable. C'est donc naturellement dans le triclinium de l'Atelier du Goût que l'Australo nous a convié à un banquet dressé par Esther et François, les réconciliateurs de saveurs, un lieu où l'assiette a du sens, où les produits viennent du terroir et les recettes d'on ne sait où. Une cuisine comme on l'aime, sans préjugés et qui n'a pas la vue basse.

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