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Romanée Conti

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L'art divin, c'est le goût à mère

dans la catégorie Inclassables mais classés

JJ''entends souvent "à chacun son goût" pour justifier son propre goût. On pourrait en déduire que les goûts seraient aussi nombreux et divers que le sont les individus. Le goût serait donc relatif puisque subjectif. Il nous faudrait donc accepter qu’il n’existe pas d’objectivité en matière de goût, qu’il n’y a ni bon ni mauvais goût, mais simplement le goût! Naïvement, je pensais qu'avoir du goût, faire preuve de goût, du bon de préférence, s'était se montrer capable d'apprécier à sa juste valeur ou de juger correctement de la valeur intrinsèque d’une œuvre, d'un plat ou d'une bouteille de vin. Mais si le goût varie d'une personne à une autre, personne ne peut commettre de faute de goût, il n'y a donc pas d'œuvre, de plat ou de bouteille de vin meilleur qu'un autre. Tous se valent? Concernant "l'étranger" d'Albert Camus, l'avis de l’inculte a-t-il la même valeur que celui de l’érudit? Dire "à chacun son goût" ne revient-il pas à nier la notion même de goût? Cela dit, soutenir que le goût est objectif revient à dire qu’il existe une beauté en soi, objective et universelle. Alors pourquoi, tous ne la reconnaissent pas de la même manière? Ce qui plaît aux uns ne plaît pas toujours aux autres. En plus, le goût évolue dans le temps et avec les cultures, pas simple de s'y retrouver.

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Mille et une Côtes de Nuits ou du veau dans les voiles de Shéhérazade

dans la catégorie Rencontres Officielles


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SI LA ROMANEE M'ETAIT CONTI

Il était une fois, il y a bien longtemps, dans un royaume genre super loin, baroque et magique, un roi de Perse, pas des masses charmant. Il avait la libido d'un tapis persan, pas vraiment volant et une femme qui était un peu près aussi volage que ses voilages. Quand le cornes furent venus, il décida de ne pas décapiter sa femme et les eunuques, vu que ça n'avait ni queue ni tête, mais, persuadé, ce qui est parfaitement normal pour un perse, de la perfidie de toutes les femmes, d'épouser chaque jour une vierge et de l'occire la nuit de noces passée ce qui prouve qu'il n'était pas la moitié d'un dromadaire, mais un vrai chameau. Dans ce royaume, la bigamie était encore à la mode. Pour ceux qui ne le saurait pas, la bigamie consiste à avoir une femme de trop, les plus malins ou les moins bien lotis me répondront, oui, mais la monogamie aussi. Cette petite plaisanterie aurait pu durer longtemps sans Shéhérazade, qui s'intitulait en vrai Zoubida, fille aînée du grand vizir, le super nettoyeur du royaume, qui se porta volontaire pour faire cesser le carnage. Elle ourdit un stratagème aussi ingénieux qu'habile.

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