philosophe-comptoir.jpgMangeur de cheval par mon père, obstétricien des idées par ma mère, libertaire par nature, utopiste par dogme, chômeur par bonheur, blogueur par hasard, épicurien qui pousse parfois la philosophie jusqu'à l'ivresse, je pense, comme Bertolt Brecht, que l’évidence est le refus de comprendre. Parfois, il faut refuser l’évidence pour rechercher la vérité, ou, autrement dit, la vérité nouvelle naît malgré l’évidence. C'est vrai partout, et surtout dans le vin. Depuis peu, j'ai découvert l'Ampélosophisme, une école de pensée dont le nom est tiré du grec Ampelo (la vigne) et de Sophia (la sagesse). Un courant continu qui aurait, selon des sources vineuses, pris racine auprès d'Aristogènes, un ami de Dionysos, qu'il aurait rencontré dans quelques bacchanales, tavernes grecques ou romaines en buvant du St Emilion, du Petrus, du Chambertin ou un autre nectar qui favorise l'élévation de l'esprit, et flatte les papilles. Les maîtres de l'Ampélosophie sont Socrate, Diogène, Rabelais, Montaigne, Alfred Jarry, Reiser, Jean Carmet, Frédéric Dard et tous les sophistes victimes du mépris des Platon, Aristote, Descartes, Kant, Spinoza, Schopenhauer, Sarkozy et de toute la philosophie officielle, scolaire, rationnelle et raisonnable depuis des siècles et des siècles, amen…

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