Frederic-Dard_1_.jpgL'obsédé textuel Fréderic Dard, le père de San Antonio et l'amoureux de Château Yquem, est décédé en 2000, il y a dix ans tout rond comme un polonais. Ça vaut bien un clin d'œil! Il est parti alors que le mauvais goût et la dérision étaient encore une discipline artistique. Quand les saltimbanques raillaient le pouvoir sans risquer le licenciement, quand les écrivains n'avaient pas peur de choquer les lobbyistes de tous poils. S'il vivait aujourd'hui, il aurait du mal à SanAntonier tranquille. Déjà, il n'aura pas à se désoler des flots ininterrompu de conneries "sociétales" qu’on nous déverse chaque matin sur la trombine. Il en aurait fait ses choux gras et aurait surement été du côté de ceux qui souffrent et non du côté des puissants. Ensuite parce que, s’il vivait encore, il écrirait, bien entendu et heureusement. Et, là, ça risquerait de dépoter et de coincer. Car cet homme au sourire indulgent et au regard vitrail a fait sortir de sa machine à boule de nauséabondes monstruosités. Aujourd’hui, ce serait direct le prétoire et le ballon, dernier bistrot avant le pilori.

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