parapluie-fuck-.jpgCe jour-là, il était midi légèrement passé de quelques minutes, l’estomac dans l’étalon, pour la deuxième fois en moins de temps qu'il n'en faut pour dire Australopithèque, je me dirigeais vers l'antre de l'Ermite de Wollongong pour engloutir de la charcuterie Ibérico-Hispanique, une paella gigantesque, le tout arrosé de quelques petits vins Australiens léger comme une enclume plombée au mercure. J'imaginais déjà le jardin baigné de soleil, les wombats qui bourdonnent en se rasant la nuque, le toit des maisons qui fondent comme du chamallow, les femmes nues hystériques qui courent dans la piscine… Ça, c'est pour le côté dramatique du post, pour vous mettre le Shiraz à la bouche, ça aurait pu être ça, oui, mais non, il pleuvait, comme les autres jours de mes vacances, je suis maudit, il pleuvait sur Plogastel sous Guénolé ce jour-là, ça tombait bien, et je n’étais pas à Plogastel sous Guénolé mais ça tombait bien quand même, la pluie, la pluie d'été tombait avec une aisance, une grâce et une désinvolture naturelles à faire pâlir d’envie bien des danseuses du Bolchoï, et tu me connais, je n'aime pas trop me mouiller en matière de pluie, mais là, c'est l'été caniculaire le plus pluvieux de l'histoire des étés caniculaire. Pour résumé, le vivifiant déjeuner Ibérico-Hispanique a été ponctué par une magnifique pluie battante. Ça aurait même pu être pire, il aurait pu neigeait, là au moins, l'Australopithèque aurait vu du blanc, parce que chez lui, c'est assez rare, on a démarré directement au rosé.

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