adonis.jpgSocrate, à moins que cela ne soit Hérodote, m'a conté l'histoire d'Adonis. Un jeune homme d'une grande beauté et à l'histoire pas ordinaire. Même si Hérodote radote dans son coin, Socrate m'explique qu'Adonis était né de la relation incestueuse d’un père et de sa fille. Le père se nommait Cinyras, fils de Pharnace, le pharnacien du village. Il était le fondateur de la ville de Paphos à moins que ça ne soit Pasvrai, dans l’île de Chypre. Le roi Cinyras et son épouse Cenchreis eurent une fille appelée Smyrna ou Myrrha ou Métharmé, le vin aidant, Socrate était de moins en moins précis. Un jour, la reine se vanta imprudemment, elle insinua que sa fille, Smyrna ou Myrrha ou je ne sais quel autre prénom, était plus belle qu'Aphrodite elle-même. Faut savoir que les déesses de l'époque était un brin rancunière, voire inamicale, Aphrodite se vengea de l'insulte en faisant naître dans le cœur de Smyrna un amour incestueux qui la fit entrer dans le lit de son père par une nuit très sombre, mais un peu sexuelle quand même, avec la complicité de sa nourrice, Hippolité Girardot, qui l'avait enivré au point de ne plus savoir ce qu'elle faisait. Par la suite, Cinyras s'aperçut qu'il était à la fois le père et le grand-père de l'enfant de Smyrna ou Myrrha, fou de colère en découvrant le pot aux roses, il fut pris d'une folle envie d'inciser l'incestueuse. Les dieux prirent en pitié la pauvrette et la transformèrent in extremis en arbre à Myrrhe, d’où le prénom Myrrha. Un sanglier un peu con, cogna sa tête dans l'arbre et le bel Adonis en sorti. L'histoire de ce vieux fou de Socrate se tient, contrairement à lui qui tangue dangereusement vers Hérodote, qui radote toujours.

Lire la suite...