bouchon.jpgRedoutable, redouté, et pas seulement un week-end de départ en vacance, c'est un prédateur sournois qui n'a qu'un but, nous pourrir nos meilleurs flacons. Sournoisement, il engloutit nos espoirs, nos économies et nos rêves de moments inoubliables. Passe encore qu'il gâche le petit Languedoc de mémé, mais pas le grand cru que vous couviez avec amour, dans l'attente de vous lustrer le palais avec délectation. On estime à 6 ou 7% le nombre de bouchon atteint de la peste bouchonique, et encore, je ne compte pas les bouteilles bues malgré la grippe à liège qui devraient les rendre impropre à la consommation, tous les palais ne se valent pas, et même parfois, la gentillesse qui pousse à ne rien dire et qui nous contraint à boire l'affreux breuvage. Quand il s'agit d'un petit vin, on se la met sur l'oreille et on passe à la suivante, mais quand il s'agit d'un grand vin, c'est une autre histoire. Que c'est triste un vin bouchonné, comme un frigo vide, un avion sans ailes, triste comme un surfeur plein d'espoir qui débarque sur la plage et découvre que c'est marée basse.

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