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Pique-nique douille, c'est toi l'andouille

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Terre_bleue.jpgPiquenique-douille, c'est toi l'andouille, dans un plat de nouilles, à la sauce à la grenouille, mais comme le roi et la reine ne le veulent pas ce sera toi... Une petite balade et un pique-nique m'ont ouvert les chakras et l'appétit. Une fois n'est pas coutume, je vais me livrer à l'art de faire de l'écologisme de salon. Depuis des lustres et des candélabres, le discours écologique est arrivé sur le devant de la scène politique, mais les faits, les actions restent circonscris au discours. Il faudrait être d'une formidable mauvaise foi, être moi par exemple, pour croire encore un seul instant que la planète est un bien inépuisable dont on peut disposer comme bon nous semble, sans aucune conséquence. Même le politicard moyen, reconnais qu'il y a urgence, que même en traînant les pieds, il avoue qu'on ne peut plus jouer à Carpe Diem en fumant des tarpets sur un reggae enfumé. Il légifère à contrecœur, accentue le contrôle technocratique sans que soient remises en question les causes fondamentales du problème. Par exemple, on ne fait aucun lien entre les intempéries dans l'Hérault et le dérèglement climatique: "Pour l'instant, nous ne faisons aucun lien … Ces phénomènes n'entrent pas forcément dans le cadre du dérèglement climatique … Chaque année, nous assistons à ce que nous appelons des épisodes méditerranéens". Personne n'a lu "Bleue comme une orange" de Norman Spinrad? Il y a déjà 15 ans, ce roman nous alertait déjà sur les dangers du réchauffement climatique. Le grand maître de la SF et pilier de la contre-culture qu'est Norman Spinrad imagine la Terre à la fin du XXIe siècle, au climat surchauffé, où crocodiles et perroquets pullulent sur les berges de la Seine, où les États ont disparu au profit de groupements économiques de tout poil. L'écart s'est encore creusé entre les gagnants et les perdants... Les riches et les pauvres. Si les eaux ont monté et les déserts progressé, si New York est noyée et la majorité de la planète affamée, c'est pour le plus grand profit de quelques corporations qui s'enrichissent en refroidissant artificiellement l'atmosphère.

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Oups, Hobbs is my hobby, Chronique normale saisonnière…

dans la catégorie Rencontres Amicales

Hobbs-Pat.JPGManger en compagnie d'un grand vigneron australien est tous ce qu'il y a de plus normal, enfin, normal depuis le passage de Denis Canute (voir ici). Normal, c'est même une vague de normalitude qui s'est abattu sur la France de François, un peu comme la gonorrhée sur le bas-clergé Irlandais. Depuis que les Français ont élu un président normal, la normalité est redevenue normale, et c'est normal! François, tu permets que je t'appelle Franz, c'est la normalitude, la semblance, le barde du banal, du tristement quotidien, du même absolu. C'est notre voisin de palier, le beau-frère sympa, mais un peu con, un mec touchant, transparent et transpirant, le Chombier de la République, on rêve de l’inviter à un barbecue. Il est Monsieur-tout-le-Monde, au sens propre, ni trop riche, ni trop pauvre, intelligent, mais juste ce qu’il faut, rondouillard et séduisant, rigolo et austère. Inodore, transparent, sympathique, et symbolique de la normalitude. Il est à-peu-près certains qu'une vague de normalitude va déferler sur la planète. Il fera chaux en été et froid en hiver, les coupes de cheveux normales et la mode normale refera une percée. L'école normale sera très prisée et le tube de l'été sera "Normal, je suis normal " de Jean-François Le Normal. Les Restaurants serviront des plats normaux, un peu ratés, en te faisant la tronche et en te faisant payer 2 fois le PIB du Congo Belge, et les gens en sortiront en râlant de façon extrêmement normale. Même chez les Soiffards, tout restera normal. JeanDa finira tous les plats de façon exceptionnellement normale, il trouvera normal de trouver de l'anchois dans tous ce qu'il goûte, normal depuis que le jeune mirliflore a décidé de se lancer dans l’élevage industriel d’anchois, Rage se moquera charitablement de lui, Patrick aussi, mais beaucoup moins charitablement mais oubliera qu'il a une vie sexuelle normale, si on considère normal, l'onanisme frénétique devant un peluche de panda mal-dégrossi, une boite de ravioli entamée et un tiramisu à la fraise. Florian raffole des vins de Jeanmimi, le Frère de Patrick a un air de famille, mais pas la même. François et Esther seront parfait comme le dessert du même nom, et Greg Hobbs sera Australien comme les habitants de l'Australie, çà tombe super bien, c'est même de là qu'il vient. Mais attention, toutes les modes ont une fin, sauf le saucisson qui en a deux. A la base, si la normalitude est redevenue normale, c'est pas parce qu'on a voté pour un président normal, mais parce qu'on a voté contre un Président qui ne l’était pas du tout, et du coup on a recommencé à faire des trucs pas normal, la mode normale n'aura tenu qu’un été ce qui, pour une mode, même normale, est extrêmement normal.

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Des fois, l'avenir est dans le futur

dans la catégorie Notre vin quotidien

Dîner du dimanche soir, normalement c'est soupe, endive jambon, château La pompe pour récupérer des agapes de vendredi, mais là pas. C'est plutôt goulasch, pas une goulasch gloubi goulbesque type discours Sarkosien à foutre, mais une vrai, avec du paprika et du cumin et, coup de chance, il reste des restes et des bouteilles même pas ouvertes. Un belle Simone encore un peu jeunette, mais à notre âge, on aime, une vieille bataille gagnée d'avance, un Batailley 1986 qui a eu 2 jours de répit avant de succomber sous nos assauts, un superbe Trévallon 2005, qu'il nous fallait bien évaluer avant de descendre y chercher quelques bouteilles la semaine prochaine,chateau-simone.jpgon préfère Trévallon au pastis qui te rend rond comme un ballon tout en étant plus jaune qu’un citron.

Palette Château Simone 2006

Beau nez, épanoui, intense de pêche, d'amande, de fruits secs, de fleurs d'acacias, de bombons au caramel, de miel. La bouche est grasse, beurrée et droite, avec une ligne acide vive et un élevage encore présent mais qui ne demande qu'à se fondre doucement. Belle persistance finale. Très bien

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Des hommes, des racines et du vin

dans la catégorie Notre vin quotidien


VDP des Bouches du Rhône Trévallon blanc 2006

Assemblage de Roussane, Marsanne et Chardonnay.
trevallon2006.jpg Belle robe or clair. Le nez est fin et complexe, sur des notes de poire, de fleurs d'acacias, de tilleul, de fenouil, de miel, de brioche et d'amande. La bouche est sudiste, grasse mais sans lourdeur ni amertume, c'est élégant, ciselé, finement boisé et citronné, avec un bel équilibre général et une finale longue et fraiche. Excellent


Le domaine de Trévallon a acquis une telle renommée qu’on en oublie parfois que sa création est assez récente. Précurseur de la renaissance du vignoble des Baux de Provence, Eloi Dürrbach a planté les premières vignes dans les Alpilles en 1973. Le père d'Eloi, René Dürrbach était un ami du peintre Albert Gleizes, un des fondateurs du cubisme, il venait en vacances chez lui, à Saint-Rémy-de-Provence, dans les années 1950, puis il s'est installé, en 1955, dans le mas de Trévallon avec 60 ha de garrigue au cœur de cette magnifique région des Alpilles.

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