burkini.jpgComme l’indique le titre, ce qui suit est un billet d’humeur qui n’engage que ceux qui l’ont écrit, en l'occurrence, Bibi, Paul et Mickey, qui en assument, par avance, toutes les responsabilités et les longueurs. Il s'agit d'un billet d'humeur sur un tout petit Itsi bitsi burkini rouge et jaune à p'tits pois que j'écrivais pour la première fois. D'abord, soyons factuel, c'est quoi un burkini? C’est une version aquatique de la burqa ou du niqab, une combinaison de plongée, mais sans les bouteilles, un vêtement qui ressemble à celui de Jacques Villeret dans la soupe aux choux, mais sans les pets. En gros, c'est un maillot de bain intégral dont tout le monde n'a rien à battre, assez moche et assez rare. Loin d’être une tradition ancestrale, cette innovation vestimentaire date de 2007, donc il va falloir s’armer de patience pour trouver une justification dans le coran! Mais alors, pourquoi en en parle tant? Pourquoi ce débat vestimentaire tourne vers le débat religieux et rend la France hystérique? Parce que c'est les élections bientôt, que la chasse aux voix est ouverte, que le sujet est clivant et réveille nos vieux démons, que Naboléon Sarkozy, le lapin duracell de la politique, est prêt à se crever un œil pour aller (sa)border sa Marine Nationale pendant que "Pépé Manu" Vals, qui déteste être doublé par sa droite, se dit que ça peut rapporter gros et surenchérit. Ajouter quelques maires en mal de voix, élevant la voix sur la voie publique pour légiférer. Même au Touquet! Quand tu sais que personne ne se baigne au Touquet, c'est ridicule, ça caille au Touquet, le burkini est indispensable au Touquet! Parti comme ça, on va interdire les doudounes au Touquet. Cet hiver, on va interdire les burkinaison de ski à Courchevel. Voilà comment un sujet à deux balles devient un débat (front) National et fait exploser les ventes et le port du burkini. Si on ouvrait un débat du même type sur l'emploi? Peut-être qu'on en créerait de l'emploi?

Lire la suite...