degustation.jpgAu club des Haschichins, pour les amateurs de confiture verte et de paradis artificiels, c'était Charlie, Charles pour les intimes, Baudelaire pour son percepteur, c'est aussi le type qui a dit et a même été jusqu'à l'écrire : "le vin est semblable à l’homme, on ne saura jamais jusqu’à quel point on peut l’estimer et le mépriser, l’aimer et le haïr, ni de combien d’actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable". Loin des dégustations professionnelles, loin des chuchotements, loin des environnements proprets, loin des endroits où l'on crache ses connaissances, ses cartes de visite et son vin, comme si le vin avait des secrets, nous ouvrons des bouteilles et nous les buvons, entièrement, singulièrement, altièrement parfois, cavalièrement souvent, fièrement toujours, et même, pour les plus belles, princièrement. Quand on goûte, on est attentif à son environnement, quand on boit, on oublie tout ça. Goûter un vin divin, dix vins ou vingt vins pas forcement divin, ce n’est pas seulement humer des parfums envoûtant, savourer son fruit, goûter à sa chair, c’est aussi profiter d'un instant, d'un moment unique, une conversation, une blague, un rire, tout ce qui n’est pas dans la bouteille et que l'on appelle le contexte.

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