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Apartheid, footoir et blénno d'une chronique en bleus

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Football-Abstract-640x360.png"… le peu de morale que je sais, je l’ai appris sur les terrains de football… J’appris tout de suite qu’une balle ne vous arrivait jamais du côté où l’on croyait. Ça m’a servi dans l’existence et surtout dans la métropole où l’on n’est pas franc du collier…" Pour Albert Camus, né en Algérie, dans un milieu modeste, son père était caviste, le football est une véritable école de la vie. Son vision morale du foot semble aujourd'hui bien loin, sa conclusion bien vraie. Des politiques, qui parlent souvent de présomption d'innocence quand cela les concerne, mais qui interviennent dans les choix d'un sélectionneur, qui veulent bannir à vie un joueur pour avoir dit ce qu'il pense, des ex-joueurs qui lâchent leur fiel, des humoristes qui manquent d'humour, des affaires de sextape au communautarisme, il y a quelques chose de véreux dans le monde du foot. Tout le monde y va de son analyse à deux balles, au train où ça va, le Dalaï Lama et l'ONU vont bientôt se sentir obligé de faire un communiqué. Le fiasco de Knysna n'a servi à rien…

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C'est le footoir, va t'échauffer

dans la catégorie Rencontres Amicales

Football_RFA.jpgLes plus connectés d'entre vous le savent déjà, la coupe du monde des coiffeurs Brésiliens est terminée, et à la fin, c'est toujours les boulons qui gagnent. J'avoue sans jambages, le football est un sport que j’apprécie, pas plus que le Curling acrobatique, mais autant que le Triskaïdékathlon (treize épreuves dont slalom géant vert, lancer de fer à cheval, saut ASCII, combiné merdique…). Mais, parfois, alors que Benzema vient de rater sa 41e passe consécutive, je me prends à la lascivité et à la jubilation devant ce spectacle pour le moins affligeant. Devant un bon de verre de Riesling Mosellan, pendant que nos coqs de basse-cour tentent vainement de faire peur à l'aigle teutonique ta mère (je sais j'ai un peu de retard, mais c'est les vacances, soyez indulgents), j'image… Il a attendu des mois cet instant, il veut faire une entrée fracassante, marquer le but décisif, devenir le héros, le demi-dieu, le Messi de son pays, celui dont les gamins rêvent d’imiter la coiffure et, surtout. Il en a usé des shorts sur ce banc, il a longtemps gambergé. Bien sûr, il a été grassement payé, pour quelques minutes de jeu, de-ci, de-là, cahin-caha, va chemine, va trottine, va petit âne…A son sujet, à 17 ans, on parlait de petit prodige, un phénomène, un grand espoir, le nouveau machin Messi. Il rêvait de cocaïne, de Lolo, de Ferrari, de bombasse et de coiffeur particulier. Et puis, la catastrophe, la blessure bête, une calvitie précoce, la chute. D’hôpitaux en implant capillaire, il a envisagé la greffe mais il a écarté cette éventualité, trop cher, les coiffeurs sont tous déjà milliardaires, ou en dépression nerveuse. Et il a repris sa place sur le banc, à 42 ans, il attend toujours sa chance.

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