hipster1.jpgL'une des questions existentielles qui taraudent tous les hommes, les vrais, est: Dois-je sérieusement envisager le port de la barbe, du bouc ou de la moustache? Honnêtement, se raser, c'est barbant. Je rêve d'une belle moustache depuis tout petit, depuis que j'ai goûté à mon premier magnum, alias Tom Seleck à la moustache fournie comme un dealer de shit avant les fêtes d’Aïd El Kebbir. Aujourd'hui, la mode, c'est plus la moustache, c'est la barbe. Autrefois réservé aux bucherons, aux SDF et aux moches, la barbe est devenu un accessoire de mode. Jésus, Darwin, Landru, ZZ Top, Le Ché, Robert Hue, Wolverine et le Père Noël, pourquoi cette propension à s'embarbouiller, à s'hyspériser? La sainte barbe, la barbiche, la barbichette, le bouc, le collier, le favori, l'impériale, la touffe à miette, la frisée buccale, le nid à poux, la stachmou, la belle bacchante, le truc qui adoucit le visage de Bachar el-Assad, c'est tendance? Pas vraiment. Le bouc, c'est définitivement ringard, faut oublier, sauf si on veut passer pour un pervers, la moustache, c'est l'attribut des dictateurs, Hitler, Staline, Saddam Hussein, Loukachenko, Omar Bongo, Pinochet, Vidella, Franco, tous des Moustachus, ce n'est pas un hasard! Faut oublier aussi, sauf si on veut emballer Marine Le Pen, une Portugaise ou aller trainer dans les bars gays avec une casquette en cuir et des pinces à tétons.

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