langue_de_boeuf.jpgPour passer une bonne soirée vineuse, il y a quelques règles élémentaires à respecter. Un, évitez les vins trop natures, le genre sans soufre mais qui souffre, le genre qu'on déguste, mais avec précaution et sans modération, des vins de contre-culture, plus authentiques, plus à même d’exprimer leur terroir mais qui ne ménagent ni la chèvre ni le choux. Comme Macron, des vins en marche, qui marche dans notre société où les extrêmes sont de plus en plus valorisés. Avec les vins "nature" et l'andouilette, la politique n’est jamais loin et c'est le deuxième sujet de conversation à éviter sous peine d'atteindre très vite le point Godwin et de voire amalgamer capitalisme et MacDonaldisation de la planète, Staline et Mélenchon, alors que nous savons tous qu'on reconnait les communistes au fait qu'ils sont fous, possédés par le diable, qu'ils mangent les enfants et, en plus, ils manquent singulièrement d'objectivité. En parlant de manger des enfants, la troisième chose à éviter, c'est de manger des enfants ou des trucs chelou, comme des langues de belles mères, des langues de putes ou de bœuf préparées par un explorateur culinaire du nom de Paul, Emile ou Victor. Dernière chose, il faut éviter d'inviter une femme.

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