printemps.jpgLe printemps revient toujours, au printemps suivant, c’est un truc assez inéluctable, comme le progrès, les dépenses publiques, le ciment qui durcit, les blagues scatos de l'Ermite et notre obsession à vouloir aller toujours plus vite que la musique du temps. Le printemps revient toujours, et avec lui, les jours qui rallongent, les jupes des filles qui raccourcissent, les bouffées de chaleur et les sueurs froides qui donnent soif et envie d'un vin rafraichissant. Je ne supporte plus les vins industriels, préfabriqués par des chimistes, bourrés de souffre, d'herbicides, de pesticides, de dioxine de silicium, d'acide ascorbique, de citrate de cuivre ou de bisulfite d'ammonium (liste non exhaustive), entassés dans des caves surchauffées avant de rester croupir sous les néons des grandes surfaces de distribution, à côté des petit-pois et des préservatifs. Vite, il me faut un VVVN (Vrai Vin Vivifiant Nature). Un vin qui saura réveiller l'altermondialiste, le gauchiste qui sommeille en moi. Ça doit être ça le printemps, ça me titille surtout les papilles gauches, je suis à deux doigts de gueuler un truc du genre "No pasaran, mort aux vins de Bordeaux". Tient dans la foulée, je vais virer la pub de mon blog, je ne veux pas être complice de cette aliénation des masses laborieuses sur le temple du consumérisme bourgeois (même si je ne comprends pas tout ce que j'écris, je suis quand même bon quand je m'énerve). Bon, à cause de ce printemps, de mes papilles gauchistes, du fait que je n'ai pas de pub et de toutes mes conneries, je vais perdre, au bas mot, un milliard de dollars tous les jours. Putain, c’est la crise, ma bonne dame, il va falloir que je compense, je vais donc passer parmi vous avec un chapeau, merci d'avance.

Jean-François Ganevat Côtes du Jura Cuvée Florine 2010ganevat_florine.jpg

Un 100% Chardonnay issu de terroirs de graviers et de marnes grises. Robe jaune citron. Superbe et intense bouquet d'agrume, de poire, de mirabelle, de fleurs blanches, mais aussi quelques notes exotiques. La bouche est droite, pure, d'une grande souplesse, très vive, une grosse acidité qui resserre les papilles et tire en longueur, une finale légèrement iodée. Belle bouteille très désaltérante. Très bien