Ce matin, le gauchiste qui sommeille en moi s'est réveillé de très bonne humeur, ça doit être l'effet du printemps qui est de retour, c'est une chose assez inéluctable, parfois le printemps revient, mais parfois c’est vrai qu'il prend son temps, le printemps. En ce moment, le printemps est humide et quand c'est humide, le rouleau de printemps me titille. Je me suis donc levé en chantant l'internationale, j'ai viré la pub Google parce que je ne veux pas être complice de cette aliénation des masses laborieuses et travailleuses sur le temple du consumérisme, et je me suis dit, "c'est parti mon kiki". Pourquoi j'ai dit ça? Je ne sais pas, c'est une de ces nombreuses expressions stupides, j'aurai pu dire: "tu parles, Charles", "pas de méprise, Denise", "au hasard, Balthazar" ou bien "tu ne manques pas d'air, Lothaire", même si les Lothaire qui ne manque pas d'air ne sont pas légion, même à l'étranger, mais j'ai dit: "c'est parti mon kiki". Mais attention, le Kiki en question, ce n'est pas celui de Félix, qui est gros, selon ce qu'affirme Zézette, mais le Kiki qui désignait familièrement un amant ou un mari, les dames de petites vertus utilisaient cette dénomination d'afélation pas contrôlée pour héler le chaland dont elles ne connaissaient ni le prénom, ni le Kiki, mais assez bien le zizi. Donc, on devrait dire, "c'est parti, mon zizi", le printemps est là, et, pour fêter ça, un vin de soleil, un Baux vin qui sent la Provence.
C'est parti, mon zizi
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Baux de Provence Trévallon 2006
Saumon affamé n’a pas d’oseille
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Les comptables sont des gens comme les autres, comme vous et moi, sauf qu'eux, on leur a donné des notions de comptabilité, de torture physique et psychique et on les a fouettés quotidiennement avec des saumons morts de faim. Ce sont des gens, qui, de tous temps, ont cherché à faire passer le temps, surtout le lundi, quand, à 15 heures du matin, ils n'ont plus tellement de travail, que leur balance est aussi vide qu'une salle de concert d'Enrico Macias, mais qu'il va bien falloir rester là jusqu’à 18 heures, car le travail est le pilier de notre société. Alors, pour faire bien, il emmène un peu de travail à la maison, pour que Madame pense que Monsieur est un travailleur, et surtout, pour trouver les 22 centimes de différence qui polluent la balancé âgée, mais pas trop. Après moult vérifications, la lumière viendra du Sphinx Chockwine: "ouvre une bouteille de rouge et tu trouveras le secret des nombres". En voilà une idée qu'elle est bien! Sauf que le plat du jour est un saumon à l'oseille. Alors, un blanc pour le saumon et un rouge pour… le secret des chiffres. De tout temps, le temps a passé et le comptable a rêvé de le remonter, comme on remonterait à cheval après une chute, sauf que je te l’ai déjà dit cent fois, on ne joue pas avec la nourriture.
Rasteau Gourt de Mautens Blanc 2006
Nez très expressif, intense, puissant, sur des notes de poire très mûre, de fleurs blanches, d'acacia, de curry et d'anis. La bouche est riche, très riche, grasse, opulente, impressionnante de matière, presque tannique, l'acidité est faible, un vin qui affiche clairement ses ambitions, une maturité poussées à ses limites, une extraction pesante, un élevage grand luxe, mais un ensemble excessif, avec un équilibre sur l'alcool, qui manque de finesse. Une cuvée ambitieuse et coûteuse. Bien+
Côte du Marmandais "Le vin est une fête" 2011 Elian da Ros
Elian Da Ros, après avoir fait ses classes en Alsace aux côtés d'Olivier Humbrecht, est revenu dans sa région natale et a repris le vignoble de son père. Il produit, en autres, un assemblage Merlot, Cabernet Franc et Cabernet Sauvignon qui porte bien son nom, le bougre. Un vin convivial, sans chichi tout en rondeur, en souplesse et en fruit. Le nez est marqué par les fruits noirs, mûre, myrtille, cassis, la fumée, les épices douces et les fleurs séchées. En bouche, le vin est solide, avec une belle matière, des tannins denses, une fine acidité, un bel équilibre et une finale réglissée. Un vin de plaisir, puisque le vin est une fête. Très bien et, au prix où s'est vendu (8€), c'est un cadeau de vigneron.
Prends garde à les boire jusqu'à la garde
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Combien de temps peut-on laisser vieillir un vin? Quel est sa DLC? Question récurrente et plus que souvent posé sur le net, et j'ai la réponse. Comment déterminer l'apogée d'un vin. On vous dira que ça dépend de l'appellation, du millésime, du terroir, de l'âge de la vigne, du vigneron, de la conservation, du mode de vinification, du prix, de l'âge du capitaine ou de la qualité de ses mocassins à glands? Certains produisent même des tableaux, des graphiques sophistiqués ou des formules mathématiques. Mais y a-t-il une règle? Une équation du type, "un Gevrey-Chambertin 2007 se boit entre 2009 et 2015", sera toujours fausse car réductrice voire simpliste. Première et dernière règle de base, ne pas acheter de vieux vins sans en connaitre la provenance et la conservation, le faire, c'est la roulette russe du vin, avec 5 balles dans le barillet ! Plus un vin est vieux, meilleur il est. Faux et archi faux! Comme le dit l’adage, la valeur n’attend pas le nombre des années. Un vin qui n’est pas bon jeune ne le deviendra jamais. On a tous connu un vigneron qui nous a vendu un vin médiocre en vous promettant qu’il se bonifierait avec le temps. On nous a menti. Un grand vin est agréable à boire dès sa mise sur le marché. Les années ne font que façonner ses arômes. Pas toujours vrai! Cahors, Madiran, Barolo sont des contre-exemples, ils ne sont pas toujours très agréables jeunes, mais ils ont souvent la capacité à bien vieillir. Les vins les plus aptes à vieillir sont ceux dont la structure est la plus marquée, les vins rouges construits sur les tanins et les vins blancs sur l’acidité. Oui mais, le Beaujolais n'est pas tannique, pourtant j'ai dégusté de vieux Beaujolais extraordinaires. Le Champagne et les bulles en général ne vieillissent pas bien. Faux! J'ai dégusté d'extraordinaire Champagne de plus de 20 ans. Les champions de la garde sont les vins liquoreux, les Sauternes, les Alsace SGN, les Coteaux du Layon sont des valeurs sûres. Je connais un paquet de vignerons qui produisent des vins que l'on boira toujours trop tard et qui ne seront jamais bon, quel que soit le temps de garde. Alors, quel est la DLC du vin? Si c'est une DRC, la DLC n'est pas indiquée, appeler Aubert de Villaine, il se fera un plaisir de vous renseigner!!! Pour savoir si ton pot de crème a dépassé sa date limite de consommation, il y a deux solutions. Si tu es voyant, dans le sens où tu n'es pas miro comme une taupe, parce que si tu étais voyant, dans le sens de madame Soleil, tu ne te poserais pas la question, mais on s'éloigne du sujet, donc, si tu n'es pas aveugle, tu regardes l'étiquette ou tu fais confiance à ton goût, tu goûtes, c'est aussi simple que ça, tu mets ton gros doigt dans la crème, comme quand tu étais minot, et tu aimes ou pas. C'est pareil pour le vin, tu goûtes, tu aimes ou pas. Tu essaie, avec tes moyens, de juger, d'évaluer le potentiel, comme partout, c'est l'expérience qui fera le reste. La règle, c'est qu'il n'y a pas de règle, le vin est un petit filou qu'il faut le surveiller de près.
Morgon Côte de Py 2011 Foillard
Une dégustation en deux temps, à l'ouverture, c'est assez simple, griotte, fraise des bois, une bouche pas très en place, acidulée. A attendre. Trois heures plus tard, toujours un beau fruit, plus compoté, plus fruit noir, mûre, myrtille, cerise. Des notes de terre, de cacao et de violette. La bouche est également plus en place, veloutée, ample, minérale, des tannins fins, du velours avec un acidulé toujours présent, mais bien plus intégré. Une bouche tactile mais à garder quelques années ou pas. Très bien
Gevrey-Chambertin Les Corbeaux 2007 Domaine Sérafin
Nez de cerise, de mûre, de framboise, de réglisse, de terre humide sur un fond vanillé. L'attaque est vive, la bouche est élégante, les tannins sont fins, c'est fruité avec une belle fraicheur, une austérité un peu froide mais qui lui va très bien, un bel équilibre, une grande buvabilité et une longue finale. Déjà très bien mais peut se bonifier encore ou pas. Très bien
Hisser haut les couleurs du Mauzac
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Les Plageoles ont la passion du Mauzac, ils ont font voir de toutes les couleurs à leurs vignes, des jaunes, des roux, des verts, des natures, des doux et même des noirs. Ils traquent, ils auscultent le Mauzac comme certains cherchent de l'Or. Les Plageoles, Robert et Bernard, son fils, sont des ampélographes, ils sont à l'origine du renouveau du vignoble Gaillacois, en faisant connaître dans toute la France toutes les variétés possibles du cépage méconnu, le Mauzac. Les Plageoles ont exhumé de l'oubli le Prunelart, le Verdanel, le Braucol, l'Ondec et le Loin de L'œil, et ils cherchent encore, ils aimeraient bien faire ressurgir un cher disparu, le Mauzac "côte de Melon", celui qui tape sur le carafon si on dépasse la dose prescrite par le docteur Plageoles, celui qu'on appelle ici, le Mauzac dur ou le Brumaïre. Un Mauzac quais improductif, au plus quatre grappes par cep, qui produit un Mauzac hyperconcentré, un nectar pour liquoreux de légende, chez les Plageoles, on ne dit rien, mais on cherche le Mauzac parfait, même sous le voile.

Gaillac Mauzac Vert 2011 Domaine Plageoles
Beau nez, expressif, puissant, un peu oxydatif, de pomme verte, de miel, de poire, de tilleul, d'anis et de vanille. La bouche est généreuse, très ample, grosse matière, légèrement sur l'alcool, l'acidité est faible mais agréable avec une petite amertume en finale. Bien+
Règlement de comptes à O.K. Barral
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Icône du Bio pour certains, étalon des dérives aromatiques, prototype des vins déviants pour d'autres, Didier Barral et ses les vins ne laissent pas indifférent. L'homme de Lentheric excite les passions, incite à la polémique. Je l'ai rencontré trois fois, il est sympathique, affable, inépuisable sur le sujet de la Biodynamie, ses vaches (pour le désherbage et l'engrais...), ses cochons noirs, son blé sans gluten, ses arbres fruitiers et les abeilles et autres insectes. Le système Barral c'est une certaine idée de l'autonomie, on cultive pour nourrir les animaux qui à leur tour nourrissent les hommes et les vignes... Et la boucle est bouclée. Barral c'est une leçon de bon sens paysan. Ils montrent ses photos et assène ses certitudes, d'une voix tranquille. Il n'a pas choisi la facilité, ne laisse personne indifférent, mais agacent certains qui critiquent ses cuvées au nez "animal", les pros avancent qu'il faut carafer longuement ses vins et les boire à la lune montante, les antis ne supportent pas les notes de fumier ou d'écurie et règlent leurs comptes sur la blogosphère.
Faugères Jadis 2003 Domaine Barral
2003, ouvert avec appréhension, ce n'est pas le millésime de Didier Barral, loin s'en faut, c'est ma dernière bouteille et j'ai connu le meilleur et le moins bon, comme souvent avec Didier Barral, c'est irrégulier et les conditions de dégustation sont importante. Le vin est carafé 2 heures, la robe est légèrement tuilée, acajou sur les bords, le nez renarde un petit peu, sans excès, c'est les arômes de cassis, cerise noire, réglisse et cuir qui dominent, avec de l'olive noire, du chocolat de la même couleur, du thym et quelques notes graphitées. En bouche, c'est aromatique, fin, très léger (pour un 2003), presque maigre, l'acidité est importante, pas fondue, les tannins sont aériens et la finale cacaotée. Petit côté gênant, j'ai carafé vigoureusement pour oxygéner le vin, mais un dépôt important s'est propagé dans la carafe. Il faudra une journée pour que le vin redevienne limpide, les arômes sont plus nets, la bouche plus soyeuse, mais toujours cette impression de dichotomie, grande finesse de la matière, minéralité et acidité dissociée. Curieuse impression d'un vin pas vraiment équilibré, mais pas déplaisant, même plutôt agréable. Ce n'est pas le vin qui je conseillerais à un jeune œnophile, à un Chinois ou un Texan pro-bordelais, mais que je boirais avec plaisir avec un franc-tireur de la chose Bio, parce qu'avec Didier Barral, c'est toujours OK pour un règlement de compte.
Goûter à en perdre l'équilibre
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Comme le disait mon ami Winston, mais en Anglais, un fanatique est quelqu’un qui ne peut pas changer d’avis et qui ne veut pas changer de sujet. Mon sujet de l'année, c'est la bouche, et pas n'importe laquelle, celle des grands vins. Je dis et je le répète, le vin n’est pas fait pour être reniflé, mais pour être bu, avalé, absorbé, siroté, grumé ou glouglouté, mais pas sniffé, même si ça sent bon la coco. Certains achètent des grands crus comme des sacs Hermès, des chaussures Nike, du Coca-Cola ou des parfums Coco Chanel. Bien sûr, la dégustation commence toujours par un verre, un outil très important pour le ressenti des arômes, mais aussi un instrument de simplification en privilégiant la vue et l’odorat, sens qui favorisent l’apparence, l'aspect, le paraître et parfois le semblant. Il est tellement facile de jouer sur les levures chimiques, les apports artificiels d’arômes de boisé, l’adjonction de copeaux, tous les artifices du petit chimiste, les dérives œnologiques de l’industrie agro-alimentaires du vin. On ne goûte plus le vin, on ne le "taste" plus, on le teste, le bréviaire des arômes prendre le pas sur l’appréciation de la sapidité, les notes remplacent les mots, faisant de nos grands crus, une denrée commune et mesurable, un vulgaire produit de consommation…
Le Cénobite est un sacré moine haut
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Quand l'Ermite invite, tu hésites, tu cogites, mais s'il t'invite sur ses dolomites bénites, tu évites les stalagmites et tu t'apprêtes à être mis sur orbite comme un vulgaire satellite, à goûter quelques pépites, de la dynamite, voire un petit Lafitte. A l'heure dite, devant l'antre insolite où il habite, pend des amanites interdites, à l'intérieur, le feu crépite sous la marmite, tu le félicites pour sa mine confite, ses durites émérites, en pleine forme l'Ermite jésuite, même pas un peu d'arthrite, ou une hépatite, une bronchite, laryngite, pharyngite, amygdalite, appendicite, otite, sinusite, conjonctivite, méningite, encéphalite, péritonite, gingivite, tendinite, juste un peu de cellulite et un fort taux d'hématocrite. Vite, tu évites de lui parler de ses années proscrites, tu lui lis ta petite lettre manuscrite pendant que les baffles revisitent quelques mégabytes de sa musique favorite, une élite cosmopolite, limite hétéroclite, de chanteuses aussi yéménites que maudite et parfois même, hermaphrodites, puisque ça l'excite. La soirée était écrite, une réussite, le mérite à ses cuvées de graphite et de granit, on lévite, c'est un plébiscite, on profite, les filles sont séduites, le cœur des garçons palpite. Il aurait pu s'appeler Bernard ou Thierry, l'Ermite, il préfère qu'on l'appelle le Cénobite, un sacré moine haut, cet Ermite.
La traversée de l'Irlande sur un oeuf
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L'Irlande est un pays de vert, de terre, de Guinness et de whiskies. C'est une ile coupée en deux, au sud, l'Irlande dont les habitants détestent être pris pour des imbéciles par les Anglais et encore plus être pris pour des Anglais par les imbéciles, et au nord, l'Irlande dont les habitants sont en fait des Anglais qui font semblant d'être Irlandais. On y fabrique des équipes de rugby avec du trèfle, ce qui est moins drôle qu’avec du poireau, des roux et des chansons de Michel Sardou, qui feront le succès de tes karaokés dînatoires. Les irlandais sont connus pour tenir très bien la bière qu'ils sont capables de consommer en quantité industrielle, mais ils sont assez peu connus pour leurs vins, même pas du tout. Mais à chaque règle, il y a une exception! Gavin Crisfield, dont on a déjà parlé ici, a beaucoup voyagé, dans le nouveau monde, avant de s'installer dans notre arrière- pays, 4,5 ha, adossés aux premiers contreforts du Larzac, à St Privat, plantés de Syrah, Mourvèdre, Carignan, et Cinsault près de Saint Jean de Blacquière. Quatre terroirs différents : schiste, grés, basalte et argilo calcaire en bas des coteaux. Dans la vigne, Gavin applique les méthodes de la biodynamie sans rechercher pour autant la certification. Une demi-douzaine d’œufs ovoïdes pour vinifier et élever ses vins, levures indigènes, fermentation qui peut atteindre deux mois, pigeage à la bourguignonne, pas très pratique avec les œufs mais c’est la qualité est à ce prix. Pas de bois neuf, sauf pour 2009 où le nouveau foudre tronconique était arrivé. Il vinifie les cépages séparément puis assemble. Il ne veut qu’une seule cuvée : la traversée. Il y a bien une magnifique cuvée 100% cinsault mais il faut traverser Irlande pour en avoir. Gavin Crisfield connait la petite musique du vin, mais il a ramené de sa traversée, une guitare et des mélodies Irlandaise, puisque que l'idole de toute l'Irlande est un groupe de Rock, U2 dont le leader est le charismatique Jean Bono.
Terrasse du Larzac La Traversée 2010 
Nez bien en place, de cerise noire, de mûre, de violette, de figue, d'olive noire, de chocolat noir, de cuir, de laurier et une petite pointe de graphite. L'attaque est très fraiche, dynamique, c'est précis, construit sur des tannins denses mais gourmands. Malgré sa densité, ce qui surprend, c'est cette belle fraicheur, qui, associée à une longue finale minérale, révèle toute la complexité de cette cuvée. Un superbe glouglou classe et racé. Vive l'Irlande. Très bien
Gavin Crisfield connait la petite musique du vin, il a ramené de sa traversée, une guitare et des mélodies Irlandaise, puisque l'idole de toute l'Irlande est un groupe de Rock, U2 dont le leader est le charismatique Jean Bono.
Dans Rully, elle est Pucelle que tu croyais
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Chaque peuplade a ses figures emblématiques, Gary Lineker pour les Anglais, Derrick pour les Allemands, Zorba pour les Grecs, la pizza napolitaine pour les italiens, Guillaume Tell pour le petit Suisse, Rambo pour les Américains et Albert de Monaco pour le Boukistan. Pour la France, c'est Jeanne d’Arc, la Pucelle d'Orléans ou d'Arc Vador pour les intimes, une paysanne au destin tragique. Pour faire vite, parce que cette histoire commence à durer, alors que tout le monde sait comment ça se termine mal. Après avoir entendu des voix "la pucelle d'Orléans" (bien que la profonde amitié qu'elle nourrissait pour Gilles de Raie, pervers, pédophile et sodomite notoire, laisse planer des doutes quant à l'intégrité de son hymen), bouta les Rosbifs avant de finir braisée parce qu'un dénommé Cauchon, qui portait bien son nom, fit juger notre héroïne coupable de port de pantalon, de mensonge, d'errance en la foi et de s'être commise dans un film de Luc Besson. Elle fût malmenée, humiliée, torturée, chahutée, insultée, tripotée, et par paresse j'en passe, les Anglais ne l'ayant pas crue, ils l'ont cuite et elle mourût selon l'inepte quoiqu'incoercible règle de l'obsolescence programmée de la vie. C'est ce que je me disais en ouvrant ce Rully et en entrevoyant avec effroi que j'allais la déflorer en compagnie d'un Anglais notoirement connu pour ses inclinaisons Bourguignonne. Comme le disait souvent Rocco Sifredi à Joseph Goebbels, plus c’est gros, plus ça passe, même avec une pucelle.
Rully 1er cru La Pucelle 2011 Paul Jacqueson 
Acteur majeur de la renaissance du vignoble de Rully abandonné faute de viticulteurs après la 1ère guerre mondiale, Henri Jacqueson reprend les terres de son grand-père en 1946, et commence à acquérir des parcelles à Rully et Mercurey. Il passera le flambeau à Paul qui aujourd'hui, avec sa fille Marie, continue à produire d'excellent Rully. Cette Pucelle à un nez agréable, typiquement Chardonnay, sur la fleur blanche, un zeste de citron, une touche de vanille, du miel et un peu de tilleul. La bouche est tendue, la matière est jolie, c'est tranchant, brioché avec une belle finale légèrement minérale. Notre anglais lui trouve un petit côté beurré et tout le monde sait que quand la pucelle est beurrée, elle ne le reste pas longtemps… Très bien
La mauvaise réputation de Nuits Saint Georges Brassens
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La politique est l'art de prendre de l'argent aux riches et les votes des pauvres, sous prétexte de les protéger les uns des autres. Ce n'est pas de moi, ni de Georges Brassens, mais de Jules Michelet, heureux propriétaire de nombre de Lycées, de Collèges et moult Bibliothèques. En ce moment, c'est opération plus blanc que blanc, et plus blanc que blanc, ce serait la transparence. Ce n’est pas que ça me gêne, avec le retour du soleil, la transparence, surtout chez les jolies femmes, c'est plutôt agréable, surtout si c'est Adriana Karembeu et pas Christine Boudin qui exhibe sa transparence. On a tous été transparent quand Célimène Lebal, la belle petite dévergondée de 6è3, passait à côté de moi pour inviter à danser, Athanase Broque, le bellâtre roux qui avait une tête de marcassin pris au piège (je viens de comprendre ma haine des roux). Finit les tabous, aujourd'hui, c'est le strip-tease de la République, le grand "outing" patrimonial. C'est à qui le fera le plus vite, avec le plus de conviction, d'empressement et le plus de trémolos dans la voix.

Brèves de comptoir
vendredi, 17 mai 2013,12:37
jeudi, 2 mai 2013,20:59
jeudi, 2 mai 2013,20:38
mercredi, 1 mai 2013,10:43
jeudi, 25 avril 2013,14:03