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Le homard qui en pinçait pour le Chevalier

dans la catégorie Rencontres Amicales

IMG_0418.JPGIl était une fois, un petit homard débrouillard, pas tête de lard qui s’appelait Omar. Il était prédestiné à vivre une vie de homard, banale et vespérale, voué à faire des trucs de homard, genre faire bisquer les potes avec ses grosses pinces et ses longues antennes. Mais Omar avait un problème existentiel, il détestait les casiers, les binoclards, les banlieusards et tout ce qui était natation, surtout dans l'eau. Son truc, c'était le grand air, le pinard et en particulier, la colline de Montrachet. Dès qu’il eut atteint une taille raisonnable, il décida de s’en venir en Bourgogne pour y mener une vie de de fêtard, de flemmard et d'insouciance. Le bavard décapode avait même imaginé pouvoir gagner sa vie en organisant des spectacles où il mêlerait billard, blagues animalières et philosophie. Omar avait imaginé un accueil chaleureux, il pensait pouvoir se faire de nouveaux amis, déguster du Montrachet comme s'il en pleuvait, vivre une expérience inoubliable qui allait changer sa vie et transcender les fondements immémoriaux de l’humanité.

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Petits troubles du sommeil et solutions homéo-pratiques

dans la catégorie Notre vin quotidien

wine_sleep.jpgLundi 3h41, une question taraude mon cerveau de panda roux ensuqué: pourquoi compte-t-on les moutons pour trouver le sommeil? J’entends par là, et pourquoi n'iront nous pas par-là, pourquoi les moutons plus que les licornes (parce que ça peut faire mal), le narval ou le Moucherolle royal d'Amazonie? J'ai quelques troubles au niveau de l'endormissement depuis que j’ai surpris Rage en train de se sniffer un Cabernet colombien dans les toilettes de son lycée. Depuis, toutes les nuits, entre 2h38 et 4h12, à l’heure où les gogo-danseuses font tourner leur string, je contemple ce réveil atrabilaire qui me martèle ses chiffres rouges comme un procureur requiert la peine capitale. Comme tout un chacun dans cette situation, j’ai essayé la bonne vieille méthode du mouton voltigeur, c’est même à ce moment précis que je me suis interrogé sur la pertinence du décompte moutonneux! D’où mon interrogation initiale, prélude de ce texte moutonnier.

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Gueule de bois, gueule d'atmosphère

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

barrique_chauffe.jpgIl y a peu, je lisais le commentaire d'un amateur de vin qui terminait son texte par ces mots "pour amateurs de vins boisés". C'est quoi un "amateur de vins boisés" et comment reconnait-on un "amateur de vins boisés". Dans notre groupe de soiffards endurcis, on assiste souvent à des duels animés, du genre: ce vin, n'est pas à son gout, parce que trop boisé, pendant qu'un autre riposte en affirmant que le vin n'est pas boisé, mais qu'il a tout au plus une petite touche vanillée et grillé qui ajoute une touche intéressante et apporte de la complexité à l'ensemble. En fait, ils disent la même chose sauf qu'un seul y trouve son compte. On aime ou on n'aime pas les notes de vanille, de pain grillé, de noix de coco, de cacao ou de chocolat noir quand ce n'est pas du goudron ou du chêne fumé. De plus, il y a boisé et boisé. Il y a le fût français, la futaille américaine, les foudres italiens ou les petits fûts d'acacia. Le type et l'origine du bois influence le goût du vin, mais le brûlage des douelles (aussi appelé bousinage) encore plus. Et, il y a pire, on peut aussi utiliser des fûts cannelés, ajouter des copeaux ou carrément infuser des planches de chêne.

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Je suis Riz Thaï et je perds ciste

dans la catégorie Notre vin quotidien

osso-buco-milanaise.jpgIl y a peu (et ici), je vous disais ma phobie pour les chinois et mon amour pour l'Italie, ses vins et son riz. Je ne sais pas si j'ai eu l'occasion de vous parler de mes aïeuls, je suis discret, voire secret et copieusement pudique, mais maintenant que nous nous connaissons mieux, je peux vous confier que j’ai de lointaines origines italiennes. Ma grand-mère était un peu italienne mais quand même pas mal axé sur l'Allemagne, ce qui explique mes notions de la langue de Dante sont, pour le moins et tout au plus, touristiques et rigoletto comme dirait le grand Guiseppe. Je suis juste capable de dire "uno risotto, per favore, Signore" avec l'accent chantant d'un gondolier vénitien tout droit venu de Ludwigshafen, mais je maitrise l'art du risotto et celui d'un bon Osso-buco. Pour nous ouvrir l'appétit, rien de tel qu'une bonne marche en forêt, une balade devenu instructive quand l'Ermite a eu la surprise de sa vie en tombant nez à nez avec une étrange plante. "Je suis sûr que c’était une Ciste”, affirme-t-il, encore sous le coup de l’émotion. "Je l’ai bien reconnue, parce que j’en avais vu, une fois, en photo chez ma tata Claudette, celle qui rit quand elle…"

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Quand le Schizophrène, j'ai le cerveau lent

dans la catégorie Notre vin quotidien

CIA.jpegJ'aime bien quand, de temps en temps, mon doc me suggère d'oublier de prendre mes gouttes. Du coup, un simple appel téléphonique peut avoir de grave conséquence sur mon régime. Mardi10h30, le téléphone sonne…

- Allo pital ? (oui j'aime mettre mon interlocuteur en phase)
- Bonjour, ici la CIA !
- C’est toi Jean-Luc, arrête tes conneries, c'est pas drôle?
- Non, c’est la CIA, ne faits pas ton malinois avec nous. La prochaine fois que vous dénigrez l'Ermite de la forêt de St Jean, on napalm ta maison, je te jure on le fait, on n’en peut plus.
- Mais…
- Et c’est pareil pour les blagues ! Même celles concernant les racistes et les vieux, on n’en peut plus.
- Je…
- Et pour l'écologie, le Boukistan, les chauves et les petits pandas roux, c'est pareil…
- C'est pas ma faute… J'ai…
- Je vous rappelle qu’il s’agit du FBI à l’appareil alors un peu de sérieux, Monsieur!
- Faut savoir, c'est la CIA ou le FBI?
- Ça change rien, je te préviens, le film Matrix est en réalité un documentaire, on a des machines capables d'effacer ta mémoire, un peu comme dans les "men in black", mais en moins rigolo.
- Ok, merci de me prévenir Monsieur CIA, bisous, on marche quand?
- Vendredi, comme prévu, mais ne détourne pas la conversation…
- Laisse tomber l'Ermite, je comprends les raisons de ton courroux coucou, oublie les trompettes de ta frustration, lèches quelques ampoules, tartines les murs à la confiture en dessinant des chèvres et des slips de catcheurs et viens te beurrer la glotte au Vacqueyras.
- OK j'arrive…

Vacqueyras Réserve 2001 Château des Tours ChtToursReynaud.jpg

Aucun doute possible, on est bien chez Emmanuel Reynaud, ça embaume la fraise des bois, la figue fraiche, le noyau de cerise, la garrigue, les épices, quelques notes végétales de rafle, un peu de réglisse et beaucoup de classe. En bouche, aucune fatigue, une grosse matière, de beaux tannins fondus, beaucoup de gourmandise malgré un alcool très présent. Très longue finale sur la cerise. Très bien

Pique-nique douille, c'est toi l'andouille

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

Terre_bleue.jpgPiquenique-douille, c'est toi l'andouille, dans un plat de nouilles, à la sauce à la grenouille, mais comme le roi et la reine ne le veulent pas ce sera toi... Une petite balade et un pique-nique m'ont ouvert les chakras et l'appétit. Une fois n'est pas coutume, je vais me livrer à l'art de faire de l'écologisme de salon. Depuis des lustres et des candélabres, le discours écologique est arrivé sur le devant de la scène politique, mais les faits, les actions restent circonscris au discours. Il faudrait être d'une formidable mauvaise foi, être moi par exemple, pour croire encore un seul instant que la planète est un bien inépuisable dont on peut disposer comme bon nous semble, sans aucune conséquence. Même le politicard moyen, reconnais qu'il y a urgence, que même en traînant les pieds, il avoue qu'on ne peut plus jouer à Carpe Diem en fumant des tarpets sur un reggae enfumé. Il légifère à contrecœur, accentue le contrôle technocratique sans que soient remises en question les causes fondamentales du problème. Par exemple, on ne fait aucun lien entre les intempéries dans l'Hérault et le dérèglement climatique: "Pour l'instant, nous ne faisons aucun lien … Ces phénomènes n'entrent pas forcément dans le cadre du dérèglement climatique … Chaque année, nous assistons à ce que nous appelons des épisodes méditerranéens". Personne n'a lu "Bleue comme une orange" de Norman Spinrad? Il y a déjà 15 ans, ce roman nous alertait déjà sur les dangers du réchauffement climatique. Le grand maître de la SF et pilier de la contre-culture qu'est Norman Spinrad imagine la Terre à la fin du XXIe siècle, au climat surchauffé, où crocodiles et perroquets pullulent sur les berges de la Seine, où les États ont disparu au profit de groupements économiques de tout poil. L'écart s'est encore creusé entre les gagnants et les perdants... Les riches et les pauvres. Si les eaux ont monté et les déserts progressé, si New York est noyée et la majorité de la planète affamée, c'est pour le plus grand profit de quelques corporations qui s'enrichissent en refroidissant artificiellement l'atmosphère.

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Je suis riz Thaï et je le reste

dans la catégorie Notre vin quotidien

Pizza_Chinoise.jpgJe crois sincèrement après une analyse honnête et sincère que les choses qui m’intéressent le plus ici-bas, se trouvent dans mon assiette et dans mon verre. On se persuade de l'importance de se poser moultes questions intellectuelles sur la vie, la mort, la religion, l’amour, la famille, sa place dans la société, l’épanouissement dans le travail, mère nature, père spirituel, les changements climatiques, si l'amour est dans le pré, pourquoi Gilles l'Ostréiculteur n'a-t-il pas conclu avec Katia, tout ces petits morceaux d'ontologie ordinaire qui ne m’empêcheront jamais de savourer un verre de St Chinian sur une souris d’agneau avec de l’ail en chemise et des girolles accompagnées d’un gros gratin savoyard, gras comme un moine libidineux. Je peux aussi me contenter de noix de St Jacques au safran avec du riz sauvage. J'aime le riz, pas autant que les rognons blancs, mais quand même. Concernant les rognons, j'ai connu un italien qui avait un de ses rouleaux coincés dans la gorge, il avait un testicule qui remontait au lieu de descendre. Pas étonnant qu'il ait la voix de Farinelli à chaque déglutition. Il était con comme une pizza, lâche, va-de-la-gueule et misogyne et il se grattait la quenelle toutes les 2 minutes. Lors de la Coupe du monde il se pavanait avait un maillot Materazzi sur le râble à gueule "viva scuderia" en sniffant du Parmesan, cet espèce de mortadelle sous cellophane qui n'avait jamais vu l'Italie. Ce genre de gonze mérite d’être saigné comme un jarret et grillé à la broche avec un drapeau italien planté dans le fion. Je préfère le Chinois, même si je ne supporte pas les restaurants asiatiques. Ce qui me dérange, ce n'est pas leur cuisine, c'est le Chinois! Il est tellement gentil que tu te demandes à quel moment il va te planter son hachoir au milieu des omoplates, qui, comme chacun le sait, sauf l'Ermite, n'est pas une lesbienne avec de petits seins. Je flippe rien qu'à l'idée de devoir écouter une méga compil de musique où une chinoise pré-pubère braille d’aigus en aigus des airs qui se ressemblent tous. Je crains de devoir me retrouver devant la patronne, édenté comme à la naissance, qui s'agite comme une poule de luxe dans un palace italien pour m'extorquer les 6 numéros, comme au loto, qui vont faire mon menu. Enfin tout ça pour dire que j’ai peut être juste un peu faim et que je crois au final qu’on n’a jamais dit plus vrai que l'aphorisme du philosophe Achille Parmentier: "On ne philosophe que le ventre plein". Dès lors que je serai repus, gras et plein comme une loutre un soir de nouvel an, alors on reparlera de l’infini, de l'Italie et de ses vins.

Colli Euganei Chardonnay Zanovello Roverello 2009 Cà LustraZanovello_chardonnay.jpg

Un nez sur le bois, les amandes, la poire et les fleurs blanches mais aussi quelques notes herbacées. En bouche, c'est puissant, élevé, très sudiste avec une amertume qui rappelle la Roussane-Marsanne mais avec également, sous de faux airs pataud, une acidité qui marque la finale. Bien

Ma petite semaine de pépère pinard

dans la catégorie Notre vin quotidien

teaserbox_2449455277.jpgComme tout à chacun et peut être même plus qu’un autre, à cause ou grâce à une absorption massive et boulimique de mauvaise téléréalité (quel pléonasme), je suis souvent de nature quelque peu bipolaire, j'aime alterner, au gré de mes humeurs, les billets cyclothymiques et les posts à l’humour pas toujours convenu, en un ou deux mots, c'est vous qui voyez. Comme souvent, j'ai la ferme intention de ne point traiter d’eschatologie, préférant deviser plus jovialement sur les bienfaits de Koh-Lanta sur mon moral. Je suis là, en string et marcel, tenant dans ma main gauche un verre de Fleurie, l’air est doux, le soleil caresse de ses petits rayons ma nuque encore ensuquée, je ne vais pas me laver, je ne vais pas conquérir le monde, mettre une cravate d’homme libre et accompli, causer avec le grand monde et sortir des phrases toutes faites. Non, je vais rester glander et me souvenir que ma semaine a commencé avec deux bouteilles bouchonnées. Le Savennière Clos de la Bergerie et le Priavino de Roberto Voerzio ont rejoint un Monts Damnés et une cuvée Mathilde dans mes futurs fonds de sauce. Les mêmes fonds de sauce qui ont été interdit dans les restaurants par des ayatollahs hygiénistes qui ferment les yeux (et le nez), sur les importations de lait à la mélamine, de porc au détergent, d'œufs à la paraffine, de canard au nitrite de sodium, de riz au métal lourd: "made in china"! Nous vivons dans l'ère de la malbouffe généralisée où tout le monde intoxique tout le monde. Moi, j'appelle ça, bouffer de la merde.

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La balade des glandeurs nature

dans la catégorie Notre vin quotidien

gland_jaune.jpgUn dicton populaire dit que pour être fort comme un chêne, il faut d'abord être con comme un gland. Je ne sais pas s'il s'agit d'être con comme le fruit du chêne ou si le dicton est composé de con et de gland dans le sens anatomique, mais restrictif par rapport à la référence à l’ensemble de l’organe viril que l’on retrouve dans le synonyme "con comme une bite". C'est la question que je me posais en me baladant sous une pluie de gland, dans cette foret de chêne ou l'Ermite Agé nous avait perdu. Oui, une fois par semaine, je me perds en forêt. C'est vrai que dans notre monde moderne, pratiquer une activité futile aussi chronophage, pour le simple plaisir, est une hérésie digne de l’angélisme béat de dangereux communistes post-soixante-huitard, mangeur d'enfants et source de paupérisation et d’insécurité. Donc, sous les futiles futaies et sous les glands qui tombent, je me disais qu'il serait de bon ton de rentabiliser nos escapades pour ne pas finir comme des glands. J’aime les balades, même si je ne suis pas un randonneur de l’extrême, j’aime à me promener par monts et par tête de vaux, à la recherche de l’air pur et de la sérénité, j'aime à me perdre dans l’immensité d’une chênaie séculaire sans que des douzaines d’autres quidams ne viennent s’y perdre itou, et par là même, troubler la quiétude des lieux à grands coups de jogging et me mettre les glandes de surcroît! Mais j'aime aussi l'argent et les bons vins, donc, pour rentabiliser ces promenades, au lieu de porter de vulgaires chaussures de marche, comme vous et moi, on pourrait très bien porter des chaussures publicitaires, qui indiquent aux personnes venues troubler la quiétude des lieux, où trouver le meilleur resto du coin pour récupérer très vite les calories bêtement perdues au cours de leurs activités pédestres. L'idée est intéressante, d'autant que le meilleur resto, c'est chez l'Ermite où nous avons testé le prochain menu des Soiffards, je n'en dirais pas plus, c'est le secret des glands, et nous avons bu deux ou trois petits vins d'escapade gourmande. Ce billet n’est pas sponsorisé, mais il vous est gracieusement offert par les préservatifs DUREX: " Pour faire durer le plaisir du gland". Comme dit le dicton préféré du commercial William Faulkner, "Les arguments sont comme les glands, tous ne donnent pas un chêne, mais si vous en plantez suffisamment, un chêne poussera sûrement tôt ou tard".

Champagne Les Carelles Jacques Selosseselosse_carelles.JPG

La robe est légèrement ambrée, la bulle est fine et délicate. Le nez de ce blanc de blanc est une ode aux grands champagnes, très élégant, finement minéral, sur la craie, les agrumes, un peu de pomme verte, de la menthe, de la noix et des herbes fraiches. L'attaque en bouche est vive et fraiche, c'est riche, complexe, droit, charpenté, construit. Une bouche somptueuse, avec une intensité qui ne faiblit pas et une longue persistance minérale. Grand Champagne!

Châteauneuf du Pape "Réserve des Célestins" 2006 Henri Bonneaubonneau-celestins.jpg

Un nez enchanteur, petits fruits rouges, cerise kirschée, tabac blond, réglisse, pruneau et d'épices orientales. En bouche, c'est déjà fondu, les tannins sont déjà magnifiques, c'est précis, tendu et pur, suave avec de belles notes florales et une pointe de menthol. C'est parfaitement équilibré, porté par une fine acidité vers une très longe finale. Il y a de la magie dans ce vin. Un Célestin déjà céleste.

No Signal

dans la catégorie Inclassables mais classés

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