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Chaque vin est un préjugé

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

aromes-du-vin1.jpgJ’ai essayé, essayé encore, mais, définitivement, je ne suis pas un snobinard du pinard. J'ai beau arpenter les endroits où l'on goûte, j'ai beau remplir des fiches de notes plus longues que certains vins. J’ai bu, j'ai sifflé, du blanc, du rouge, même un peu de rosé, j’ai bien écouté ceux qui parlent de fraise des bois, de citron confit, de citronnelle, de cuir de Russie, de bois de Vosges ou de minéralité sous-jacente. C'est dur de faire semblant, c'est dur d'être objectif, c'est dur de tout aimer, sans préjugés, sans idées préconçus! Je peux acheter n'importe quel vin, au hasard, n’importe où, la ramener chez moi et en apprécier sa dégustation. J'ai bien dis sa dégustation. Le vin peut être moyen, trop boisé, trop fluet, trop ceci ou cela, j'essaie de gouter avec les mêmes repères et d'en apprécier les qualités, même petites. Bien entendu, il y a des différences, je sais reconnaitre un petit vin d'une grande bouteille, je préfèrerai surement la grande bouteille, dix fois plus chère surement, je l'aimerai peut être un peu plus, mais pas tant que ça, et surtout pas pour son prix ou son appellation.

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Comment ça va bien?

dans la catégorie Inclassables mais classés

yoda-aujourdhui-de-la-merde-tu-posteras.jpgC'est une expression simple et quotidienne de salutation, "comment ça va?", une question lancée à un pote qu'on croise dans la rue, par exemple, une question qui renvoie généralement un poli "Ça va et toi?". Faire autrement serait inconvenant! Une expression sensé marquer notre sociabilité. Pourtant, derrière, si je puis dire, derrière cette question très banale, il y a un sens originel très intéressant, et bien plus personnel. A la fin du moyen âge, aux prémices de la médecine grand public, la santé du patient était dans les selles, et la question "comment allez-vous?" renvoyait directement à la consistance, l’odeur et autres qualificatifs de la défection de l’interlocuteur. La question était "comment allez-vous à la selle?". Le médecin n'examinait pas le patient, mais ses selles. Il diagnostiquait une otite, il faisait une saignée, il pensait que c'était une appendicite, il faisait une saignée, il constatait une entorse, il faisait une saignée… Heureusement, la médecine a évolué, même si certains toubibs continuent à te mettre un doigt dans le cul. Bref, nous utilisons tous cette expression, y compris Obama quand il rencontre la Dalaï Lama ou Bernard Lama, il lui demande comment il fait caca!

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Vas-y Franco, c'est du Chorizo ou le tango du desperado de l'apéro

dans la catégorie Rencontres Officielles

KLAUS NOMI & JOEY ARIASIl est 19h15, il me reste 15mn pour fignoler ma paëlla, ce soir, c'est soirée Ibérique, le charme des Castillanes, le sourire des Sévillanes et la croupe des Andalouses, un poème d'Aragon... Ça sonne, un soiffard avec 15mn d'avance, pas possible! J'ouvre! Un truc de fou, une chose incroyable, stupeur, Klaus Nomi ressuscité ! L'OVNI Nomi, chez moi, nœud papillon, look de clown triste, diva hiératique au physique d’extraterrestre, petit être dérisoire figé dans un smoking plastifié, Pinocchio sous hélium, gigolo schizo de l'opéra, le maestro du concerto, le Castafiore du rock sur mon paillasson. Incroyable!
- Salut ma couille, comment tu vas prolo! qu'il me dit le Klaus.
C'est au vibrato de sa voix que j'ai reconnu l'Ermite.

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Se souvenir des bonnes choses

dans la catégorie Notre vin quotidien

hot-dog-fait-apparition-quau.jpgComme tous les ans, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) publie son rapport sur la consommation d’alcool dans le monde et les conséquences sur notre santé. Ce n'est pas une surprise, ce sont les pays les plus riches qui picolent le plus. Normal, au prix du grand cru de Bordeaux ou de Bourgogne, on en boit assez peu du côté du Burundi, du Malawi, d'Haïti ou du Boukistan. Près d'un humain sur deux ne boit jamais d'alcool. Ce sont les spiritueux qui décrochent largement la palme des boissons les plus absorbées avec 50%, suit la bière avec 35%, le vin monte sur la troisième marche du podium, mais très loin derrière avec 8%. Pour ce qui concerne le pinard que nous aimons tant, quatre pays approchent ou dépassent les 50 litres par an, France, bien entendu, l'Italie, le Portugal et la Suisse. Ces quatre pays sont de faibles buveurs de bière en comparaison des Allemands, des Anglais ou des Irlandais.

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Le Bouc et la Treille

dans la catégorie Notre vin quotidien

bouc_treille.jpgLe Bouc et la Treille, c'est l'histoire de l'association d'un vigneron éleveur de bovin et d'un éleveur de chèvre. Une histoire qui a débuté en 1976, sous forme de GAEC. Une histoire qui a évoluée quand la ferme a décidé d'abandonner l'élevage pour fabriquer des fromages pour accompagner le vin. Des vignes qui ont été converties en bio, comme les céréales et le foin, puis la farine et le pain. Aujourd'hui, les activités annexes ont été transférées dans un nouveau GAEC (Terres d’Eole), toujours à Poleymieux. Le Bouc et La Treille se consacrant uniquement à la fabrication et la commercialisation du vin. La conversion bio a été entamée en 2007 et s'est achevée en 2010. Derrière les vins du Bouc et la Treille, il y a deux associés et surtout deux personnalités, Stéphane Vier, le responsable des vinifications et Yves Aubry, qui est chargé de la conduite du vignoble. Depuis près d'un an, une vieille jeune connaissance, Florie Brunet a rejoint l’équipe pour travailler sur les vins et sur leur commercialisation. L'équipe du Bouc et la Treille travaille à développer et dynamiser l’appellation des Coteaux du Lyonnais, une appellation montante qui produit des vins de plus en plus travaillés, d'un excellent rapport qualité-prix, comme cette cuvée Hircus, 100% Chardonnay. Une fermentation en fut de chêne et d’acacia, puis un élevage sur lie de 12 mois avec bâtonnage.

Le Bouc et la Treille "Hircus" 2013Hircus_blanc.jpg

Une robe jaune pâle aux reflets verts. Un premier nez discret, grillé, sur la noisette et les agrumes. Avec un peu d'aération, des notes d'herbes fraiches, de fleurs blanches, d'anis, de poire apparaissent pour former un agréable bouquet. On retrouve la noisette en bouche. Une bouche à l'attaque fraiche, du gras, un petit air de Meursault, une jolie matière et une belle et longue finale. Une bouteille très intéressante qui s'est livré avec l'aération (à carafer donc). Très bien

Gaec Le Bouc et la Treille
82 chemin de la Tour Risier
69250 Poleymieux au Mont d’Or
Tél. : 04.72.26.07.53


Impôt sur l'infortune

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

75465479.jpgSalut mes petits clous, ça fait une paille! Site en rade, pas le temps, formation, désinformation, boulot, dodo, apéro, bistro, agio, ex-voto, vélo, libido et pipo réunis, ont eu raison de ma raison. Mais, me revoilà, frais et dispo comme un sumo. Présentement, je suis en pleine fiscalité, je passe mes journées à fiscaliser à tout va. J'explique à ceux qui n'en payent pas, pourquoi c'est bien de ne pas en payer, et à ceux qui pensent en payer trop, pourquoi c'est bien d'en payer. Ce n'est pas facile de faire entrer la logique de l'impôt dans une tête de contribuable. Pour ce faire, j'utilise la métaphore du canon. Rien de guerrier, le canon de blanc ou celui de rouge, la couleur n'a aucune importance, seulement le prix. Imaginons que tous les soirs, au bistro du coin, 10 amis soiffards se retrouvent pour boire une bouteille d'un excellent Meursault et que l'addition totale se monte à 100 euros. Dans un monde de partage égalitaire, ça fait 10 euros par tête de soiffard. Mais si un fiscaliste se trouve parmi les 10, il proposera certainement de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, et c'est là que les ennuis commenceront.

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Du bois dont on fait les pipeaux

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

DSC_1004.JPGTrès souvent, les gens qui veulent monter un bizness cherchent d'abord une idée super innovante, un truc de derrière les fagots qui en raconte à la mère Denis et à Tapie, deux figures légendaires du bizness franco-Boukistanais. Le genre de plan qui fait pétiller les dents et les yeux de financiers. Ces gens-là se plantent grave. Ils sont tellement à la rue que même la pisse de mon chat a un sens des réalités plus aiguisé. Il ne sert à rien de se former, d'assimiler des compétences de ouf, de faire des études de marché, de cibler, de réseauter, de mesurer les attentes des clients avec des études aussi fines qu'un poil de cul de l'Ermite. Ils oublient que la toute première chose à laquelle il faut consacrer son attention pour réussir un bon biz, que le plus important dans une boite, ce n'est pas les fauteuils de la salle de détente, comme je l'ai cru longtemps, c'est l'équipe. Et perso, j'ai une équipe de choc.

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Un Tavannes se pavane

dans la catégorie Notre vin quotidien

optimiste_0.jpgSe pavaner, marcher avec orgueil et fatuité, mettre en valeur avec ostentation sa physionomie, son allure. Bref, crâner, parader, paraitre, plastronner, poser, exhiber, paonner, pontifier, faire le fier, tout le contraire de ce début d'année et tout le contraire du premier vin de l'année. Cette année, je prends la résolution d'être optimiste. D'être sympa, même avec l'Ermite! Ça ne va pas être facile quand je vois le tas de merde qui plane au-dessus de nos têtes. Va falloir prévoir des parapluies. Je ne tiens pas à te foutre les glandes, mais je sais une chose importante, je sais que dans ce monde, ce qui s’élève doit forcément retomber, inévitablement. C'est vrai pour les ennuis et c'est aussi vrai pour la merde! Je pourrais chialer, me torcher les billes à la toile émeri, me rincer les mirettes au vinaigre, me jeter à couilles rabattues dans les orties, mais je choisi d'être optimiste, au moins quelques jours. Donc, soyons optimiste, c'est tonton François qui nous le demande. Arrêtons d'être d'indécrottables râleurs pessimistes qui ne croient plus en l'avenir, soyons optimistes pour 2016 ou, du moins, essayons de l'être! Il parait que les voyants de la croissance sont passés au vert, on va gagner l'Euro 2016. La planète va passer à l'heure Olympiques, Riner, Lavillenie, les handballeurs, Manaudou vont rafler les médailles. Un français va partir dans l'espace. Au cinéma, on aura droit à camping 3, Brice 3, Taxi 33, mais aussi les visiteurs 3, le retour de Jacquouille la Fripouille pour annoncer celui de Sarkozy et de ses courtisans. "Un âne se pavane au bras d'une courtisane, aux fourmis médusées distille des pensées se réclame de l'homme qu'a vu l'âne". Alain Baschung

La Pousse d'Or Santenay 1er cru Clos Tavannes 2006La_Pousse_d_Or_Santenay_1er_cru_Clos_Tavannes_2006.jpg

De beaux petits fruits rouges, de la cerise, de la groseille, de la menthe, un peu de cacao, de la ronce et une petite touche de bois forment un superbe nez. La bouche est fraiche, énergique, les tannins sont doux, la matière moyenne et la longueur intéressante. Un joli vin. Très bien


L'année 2016 sera Bordelaise ou ne sera pas….

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voeux1.jpgMes chers lecteurs, tracteurs, détracteurs, détraqués, mes chers frères, mes chères sœurs, meilleurs vœux et bonnes années 2016. Heureusement, 2015 s'est éteinte, de sa plus belle mort, hier, vers environ minuit, à l'âge de 365 jours exactement, et même une seconde de plus. Nous sommes ici réunis pour rendre un dernier hommage à 2015. 2015 n'aura donc pas connu 2016, c'est con, mais c'est souvent comme ça. Alors que se dissipe à peine la nauséabonde odeur de poudre, le bilan 2015 est aussi déprimé que le banquier de Bernard Tapie. Même trafiqué comme une Volkswagen, elle n'est pas facile à vendre. Je pourrai essayer de vous acheter comme on achète un Blatter ou un Platini, mais le cœur n'y est pas. 2015 a été une drôle d'année, mais une année pas drôle, drôle et pas drôle à la fois. Pas drôle, Charlie, même si le journal c'est super bien vendu en janvier, pas drôle, un pilote, dépressif et tueur en série a visité les alpes. Pas drôle, les enfants de réfugié qui se noient en photo, Ebola, les cyclones, les guerres, les attentats, le climat… Pas drôle les putains de déséquilibrés qui n’aiment ni les aigles, ni le death métal, pas drôle ce putain de massacre au non d'un putain de dieu qui n’existe pas. Tu m'étonnes que Lemmy soit parti voir ailleurs s'il y avait plus de whiskies et de filles. Cette année a été longue, mais moins longue que la sextape de Valbuena. Guerre, maladie, chômage, souffrance, malheur, réchauffement, échauffement, pourriture fut le fruit de ses entrailles….. Fallait pas qu’elle s’en aille, hohohohO…. J'vais tout casser si vous touchez au…. Pardon, je m'emballe de fusil et je fais mon Balavoine…

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Navré, c'est un Navraux

dans la catégorie Notre vin quotidien

epidemie_gastro.jpgJ’en appelle à la raison pure, que je ne saurais en ce moment critiquer, contrairement à mon ami Kant, je suis navré, mais une gastro pour Noël, ce n'est pas un cadeau sympa! En temps normal, vous le savez déjà, et si vous ne le savez pas, c'est que vous souffrez autant que moi, je souffre de divers maux psychiques, physiques et analytiques. Mais à Noël, c'est pire, j'exècre noël où je m'étale, non sans douleur, avec ma grosse tête d’ours couperosée de près, à quelques centimètres au-dessus de la mélasse qu'est la vie en général et la mienne en particulier. Cette année, pour mon noël, j'ai eu droit à un cadeau pour le moins original, une gastro-entérite brutale. Du genre qui survient pendant une méga queue dans une grande surface. Je me sens un peu comme si j'avais les deux genoux posés sur un tas de braise incandescente, les mains attachées dans le dos par du fil barbelé et un panda psychotique à tendance sodomite qui me ferai une bisette sur le postérieur. Pourtant, cette année, je n'ai pas fêté Noël dans un resto chinois où généralement, après quelques nems, direct, je fais une descente d’organes. Si j'ajoute un bœuf épicé, je sais que c'est dans la durée de la gastro-entérite qui va suivre ce savoureux moment d’anthologie culinaire que la différence se fera. Bref, deux jours à faire la navette entre mon plume et mes gogues, en matant en boucle "Ninja mais sans ma fille" ou le destin tragique d’une femme, maquillée comme ma feuille d’impôt, tombée amoureuse de Michelangelo, une pizza ou une tortue Ninja, je ne sais plus, dans un New York des plus inquiétants. Comme j'étais un peu gras du bidet, ça m'a permis de perdre quelques centaines de grammes. Pourtant, Noël avait bien commencé, un Champagne sympa, mais sans plus, et un beau Meursault, comme je les aime, un Jobart, minéral, gras et tendu. Navré, c'était un Narvaux qui a fini au lavabo.

Remi Jobart Meursault les Narvaux 2009domaine-remi-jobard-meursault-les-narvaux.jpg

Très beau nez de chèvrefeuille, d'agrumes, de fruits blancs, de noisette et de silex. La bouche est savoureuse, ample, grasse et minérale. L'acidité répond parfaitement à la concentration pour offrir un superbe équilibre. Quelques notes d'élevage très discrètes et une longue finale salivante. Excellent

Pâques en décembre et noël au bal con

dans la catégorie Notre vin quotidien

humour-noel8.jpgLe temps fuit comme le preux suricate devant le danger imminent, mais en plus inexorable. Quand vient la fin de l'automne, l’homme pleure le temps jadis et tente de se remémorer les moments heureux du temps jadis, à jamais enfouis sous le terreau de la vie qui va et qui vient selon l'humeur qui vagabonde. Je sais, ça ne veut pas dire grand-chose, mais je trouve cette phrase jolie et chatoyante. Demain, c'est Noël, et Leverasoif, attentif à sa mission de service public, pour t’aider à briller et à être lustré en société, va enrichir ta mémoire d'un conte de noël, indispensable en cette période de fêtes. Donc, il était une fois, dans un lointain pays, étrange et merveilleux, un petit garçon prénommé Pâques. Pâques avait perdu toute sa famille dans un terrible accident de train fantôme. Comme chaque année, alors que les rues se paraient de mille feux, que la joie, la gaieté et le vin chaud résonnaient dans les cœurs et les gosiers, une infinie tristesse s’emparait de lui qui serait seul comme un chanteur abandonné. Chaque année, il écrivait au père Noël "je ve pa de cado je ve just un pe de joa et de boneur dan mon keur é osi dé nouvo paran adoptif ki on un cha et une picin".

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Pour Noël, le doc nous offre sa botte sécrète

dans la catégorie Rencontres Officielles

aaamacaroni-fromage-facon-toscane-L-2.jpegUn homme qui n'aime pas l'Italie est toujours plus ou moins un barbare. Alors, quand le Doc nous propose, au débotté, droit dans ses bottes, sa botte secrète, on ne va pas lui lécher les bottes et encore moins chercher son aiguille dans une botte de foin, on vient et on boit. Le soleil de l'Italie en plein hiver, ça ne se refuse pas. Bon, il fait 15°, on a joué à la pétanque la veille, ce n'est pas vraiment un noël blanc, si on fait une exception pour le vin. Normalement, c'est le doc qui est en retard, mais comme il est chez lui, il était surement à l'heure, mais je n'ai pas pu vérifier, pour une fois, c'est moi qui suis en retard, la faute à un client trop bavard et une route de campagne où on peut difficilement dépasser le 160km sans risquer d'étêter une taupe ou de me retrouver avec la mâchoire d'un motard dans le radiateur de mon 4x4. Comme c'est Noël, je pourrais refiler les reins du motard imprudent à un néphrétique argenté et ses tripes à un boucher pas trop regardant. C'est ça l'esprit de Noël! L'Italie, c'est donc notre cadeau de noël. Ce que j’aime par-dessus tout à Noël, après les truffes au chocolat, après les guirlandes qui clignotent, après m'être farci la dinde, gavé une oie blanche, mis deux balles à Blitzen, ce con de renne, fait pleurer quelques enfants, matraqué le père Noël et avoir fourré la mère Noël, ce que j’aime par-dessus tout à Noël après tout ça, ce sont les cadeaux et l’esprit de partage.

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Comme un goût de bouchon qui me saoule

dans la catégorie Notre vin quotidien

ORO-amazing-wine-list.jpgCe matin, je me réveille avec un goût de bouchon dans la bouche, en une semaine, trois bouteilles bouchonnées, un Cazetiers de Christian Sérafin, un Meursault de PY Colin-Morey et une vieille vigne Roussane de Beaucastel, ça fait beaucoup pour un seul homme. Mais le pire arrière-goût dans ma bouche, c'est ce sentiment que le vent du boulet est passé très près. A quelques % près, ce blog aurait été fermé par la milice frontiste, j'aurai surement été envoyé dans un camp de rééducation pour apprendre le pas de l'oie. Il parait même que c'est une victoire à la Pyrrhus, une victoire obtenue au prix de terribles pertes pour le vainqueur. Une victoire que l'on doit mettre au profit de l’électeur inconnu, c'est son sursaut citoyen a infligé une nouvelle défaite électorale au FN. Alors, remercions ce soldat inconnu et faisons sauter un bouchon en son honneur.

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Ça ira mieux demain... ou pas!

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

taylor-swift-shake-it-off-butts_article_story_large-810x540.jpgSamedi, il était quoi ? 6h41 pas plus, pas moins non plus d’ailleurs. Je me lève avec une compagnie de CRS qui charge dans ma tête. J'ai la gerbe au bord des lèvres. La journée n’allait pas être bonne mais heureusement pour moi, elle allait aussi être difficile. Quelle semaine de père pinard! Je n'ai pas arrêté une seconde. J'ai la désagréable impression qu'un troupeau de saumons fumés me lèchent les amygdales. Je rampe pour aller à la salle de bain. Ma femme, qui arbore une magnifique cape de mousquetaire et une barbe de 5 jours me lance un marteau au visage, je l’esquive avec la grâce d'un mérou violet. Le pire, c'est qu'il va falloir remettre son courage sur le métier. Aujourd'hui, c'est l'anniv de Gégé. Un Repas, somme toute, normal, arrosé de quelques quilles, je fais light, je gère mon potentiel, limité pour l'occasion, faut bien le reconnaitre. Tout ce passe à merveille, jusqu’à ce que le Gégé décide de s'improviser disc-jockey, sans le canasson, mais avec la canne à son…

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Ordalie en Italie

dans la catégorie Notre vin quotidien

mcitalia.jpgUn brouillard cotonneux nimbe la ville d’une dépressive aura hivernale, j'ai faim! Deux heures de réunion aussi improductive qu'un coït interrompu auront eu raison de mes envies de régime. J'opte pour un thaï, las, hélas, je trouve porte close. J'essaie un Libanais, las, hélas, il a fait faillite. Mais je ne suis pas homme à me laisser abattre et trouve une solution de repli, une sandwicherie américaine spécialisée dans le pain mou, la viande trop cuite, le fromage aléatoire et le clown chatoyant. L’ambiance est jeune et capillairement tecktonisée. La queue avance comme seules les belles queues savent le faire. Soudain, le moment que je redoutais arrive enfin. C’est à moi de causer dans le poste. Heureusement, je m'étais préparé longuement.
- Je vais prendre le menu salade
Manger de la salade en ces lieux, c’est extraordinairement subversif, me-dis-je intérieurement et à la demoiselle de la caisse qui ne se laisse pas impressionner.
- Sauce italienne ou française?

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Des milles et des sangs

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

107554250_o.gifAujourd'hui, j'imprime à ce blog son millième billet. Une façon comme une autre de tourner la page de cette "annus horribilis" 2015 qui ne restera pas dans les annales. Au début, il s'agissait de m'exprimer sur tout, sur rien, mais sur le vin, parfois en vain, toujours en liberté. C'est ce que j'ai fait, que je fais toujours et que je ferai encore quelques temps, puisque le temps me manque de plus en plus. En cinq ans, mille billets et un peu de fausse monnaie. J'ai cogité longtemps sur la bouteille qui devait être le sujet de ce millième post. Un Bordeaux pour le contre-pied, un grand Meursault que j'aime tant, une belle Côte-Rotie? Pas vraiment le cœur à ça! Hasard terrible du calendrier, ce post arrive au pire moment. Les attentats et la COP21, les fanatiques du Djihad et la menace climatique, deux fléaux aux parfums apocalyptiques qui nous menacent, et je ne sais pas lequel me fait le plus peur. Les fanatiques ne peuvent nous vaincre, mais ils peuvent nous amener à nous refermer, à fermer nos frontières, à saper nous-mêmes nos libertés, bref à nous autodétruire. La menace climatique, si nous ne changeons pas nos habitudes de consommation, si nous continuons à nous shooter à la croissance carbonée, nous nous autodétruirons aussi! Quel cruel dilemme! La police, l'armée, les lois d'exception, les perquisitions, les bombardements ne changeront rien à la hausse des températures. Le réchauffement climatique nous menace bien plus que les méchants barbus et implique des décisions, beaucoup moins consensuelles, des changements bien plus drastiques de nos modes de vie.

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De l'importance du con texte, wine notes…

dans la catégorie Rencontres Officielles

degustation.jpgAu club des Haschichins, pour les amateurs de confiture verte et de paradis artificiels, c'était Charlie, Charles pour les intimes, Baudelaire pour son percepteur, c'est aussi le type qui a dit et a même été jusqu'à l'écrire : "le vin est semblable à l’homme, on ne saura jamais jusqu’à quel point on peut l’estimer et le mépriser, l’aimer et le haïr, ni de combien d’actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable". Loin des dégustations professionnelles, loin des chuchotements, loin des environnements proprets, loin des endroits où l'on crache ses connaissances, ses cartes de visite et son vin, comme si le vin avait des secrets, nous ouvrons des bouteilles et nous les buvons, entièrement, singulièrement, altièrement parfois, cavalièrement souvent, fièrement toujours, et même, pour les plus belles, princièrement. Quand on goûte, on est attentif à son environnement, quand on boit, on oublie tout ça. Goûter un vin divin, dix vins ou vingt vins pas forcement divin, ce n’est pas seulement humer des parfums envoûtant, savourer son fruit, goûter à sa chair, c’est aussi profiter d'un instant, d'un moment unique, une conversation, une blague, un rire, tout ce qui n’est pas dans la bouteille et que l'on appelle le contexte.

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Les mites et les légendes… Genèse de la connerie ordinaire

dans la catégorie Notre vin quotidien

neanderthal.jpgIl y a très longtemps, bien avant l'invention du tire-bouchon, de la télévision, du téléphone et de Wikipédia, l’humanité tentait déjà de déchiffrer les mystères qui l’entouraient. Les premiers hommes qui ont vu un des leurs être frappé par la foudre ont été pétrifiés, moins que celui qui a pris la giclette, mais assez pour avoir peur que le ciel leur tombe sur la tête. Alors, le soir au coin du feu, dont ils avaient moins peur depuis qu’ils l’avaient inventé, les plus vieux tentaient de rassurer les plus jeunes. Après quelques godets de raisins fermentés, ils racontaient des histoires, de belles légendes, d'hommes supérieurs qui auraient créé la terre, le ciel, l'eau, le feu, les mammouths laineux, le tigre dents de sabre, la belette cendrée, le panda roux et l'ornithorynque, même si certains pensaient qu'un animal pareil, ça ne pouvait être que l'œuvre d'un fou. Ils disaient que quand ces hommes suprêmes se fâchaient, quand ils n'étaient pas content de nous, le ciel grondait, ça faisait des éclairs et tu étais chocolat. Ils disaient aussi que quand un chef mourrait, il revenait sous forme d'esprit pour transmettre ses recommandations à la tribu, ce qui leur permettant d'avoir plusieurs femmes et une double ration de raisins fermentés.

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Le goût de vivre

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

sens-de-la-vie.jpgLa vie est belle si on a le goût de vivre. Édith Piaf la voyait en rose, Émile Ajar pensait qu'elle était devant lui, James Dean avait la fureur de vivre, parfois, l'espoir fait vivre. On peut vivre seul ou à deux, ensemble, dangereusement, vivre la bohème, vite, à la campagne, à la ville, sur une étoile, avec envie, avec la joie de vivre ou la rage de vivre, on peut vivre ou survivre, libre ou enchainé, on peut faire vivre ou laisser vivre, on peut même oublier de vivre ou vivre tout simplement. Prendre le temps de vivre est un art de vivre. Il n'est qu'une réalité : vivre. Mais il est mille façons de vivre. Moi, j'ai soif de vivre! Même quand certains brisent mes illusions, quand la vie n'a plus de sens, quand la vie n’est plus un long fleuve tranquille, aller déguster quelques belles bouteilles pour le lancement de la Société VI-VRE (Vins et Vignerons de Réelle Exception) ça donne du sens à mes envie de vivre et ça ne se refuse pas. Goûter, en bonne compagnie, Thierry Allemand, Philippe Pacalet, Elisabetta Foradori, Didier Barral, la Mas Foulaquier, Richaud, Valgiano, etc… ça remonte le moral. C’est ça le problème avec le vin, songeai-je en me servant un verre du magnifique Cornas de Thierry Allemand, s’il se passe un truc moche, je bois du vin pour essayer d’oublier, s’il se passe un truc chouette, je bois pour le fêter, et s’il ne se passe rien, je bois pour qu’il se passe quelque chose. Parfois, le vin me rend un peu plus lucide…

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Les barbares

dans la catégorie Humeurs et gueule de bois

soutien-paris.jpgLes tirs de Kalash à peine terminés, les victimes pas encore toutes évacuées que déjà l'indécence de certains responsables politiques s'étale en place publique. Des attaques terroristes frappaient Paris, des dizaines de Français étaient morts, de nombreux autres allaient succomber. L'ampleur de l'agression est monstrueuse, l'ampleur de l'horreur aussi. La France est glacée d'effroi, et la récupération politicienne a déjà commencé. N'écoutant rien d'autre qu'un sens de la dignité bien à eux, ils ont jugé bon d'instrumentaliser cette immense tragédie. Les principaux cadres du FN y sont allés tête baissée, plus ou moins voilées (le jeu de mots n'est pas anodin). Comme à chaque attentat terroriste, et particulièrement ceux causés par des terroristes qui se réclament, qui se revendiquent, absurdement, de l’islam, la tentation est trop grande d’incriminer les choix de l’État en matière d’immigration, de critiquer sa politique vis-à-vis de cette religion, de pointer du doigt ceux qui, prétendument, soutiendraient ce terrorisme.

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