Je viens de lire un truc hallucinant sur un projet américain, ces mangeurs de hotdog proposent à n’importe qui, à la limite même toi, d’écrire un petit message et de la mettre dans une capsule à destination de la galaxie la plus proche… Juste au cas où il y aurait des extra-terrestres qui sachent lire! Le Gouvernement Américain, en pleine crise mondiale de la dette, dépense un budget de plusieurs milliards pour, peut-être, envoyer un message à des possibles extra-terrestres, qui habiteraient, à vue de nez, à 150.000 années lumières, à deux trois cent mètres près. Je vois assez mal les humains moyens, qui ont une propension à ne jamais adresser un mot à leur voisin, qui habite avec sa rombière, à moins de 10 mètres de lui, se lier d'amitié avec un éventuel ET. Le mec, il en a rien à carrer de la famine en Afrique, du Sida qui ravage la planète, de la fonte des glaciers et surtout du catastrophique dernier album de Sardou, et il va envoyer un billet doux à des jupitériens…
Devine qui vient Bruncher…
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Elirium Tremens au bal des menteurs
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L'élection présidentielle approche, ça se sent un peu plus chaque jour. Entre petites phrases creuses, langue de bois plein de nœuds, promesses débiles et intenables, attaques en dessous de la ceinture. Notre grand petit Président s'est décidé, il repart en campagne, il espère que 60 millions de français aient une mémoire de souris parkinsonienne. Sarkozy est donc prêt à balancer par-dessus bord tout ce qu'il pouvait chérir la main sur le cœur et promettre en crachant en l'air. Il voulait être un Président visionnaire, il aura été un petit Président divisionnaire, il avait une vision, il n'a réussi qu'à entretenir la division. Dans un peu plus de 80 jours, nous allons savoir si les Français sont des veaux, qu'ont mènera une deuxième fois à l'abattoir, Il y a cinq ans déjà, promu chef de la patrouille de France, Nicolas 1er a accumulé un nombre incroyable de casseroles, en faire un résumé relève du défi, défi que je suis prêt à relever, rien ne m'effraie, si je peux servir… Un jour mon prince viendra, à force de chanter cela, le prince est venu et on a vu et ce n'est pas un conte de fée.
Quand Bacchus copine avec Cupidon
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C'est certain, faire un billet sur les gourdes (voir ici), teinté de sexisme, un jour de St Valentin, c'était pas très malin, je le concède et c'est toujours le con qui cède, je suis bien placé pour en parler, j'en ai payé le prix fort, soyez en sûr. La ST Valentin, tout un poème, tu as beau dire que c'est une fête commerciale, que tu ne t'abaisseras pas à fêter cette absurdité, que ta femme partage le discours, elle tire quand même la tronchounette si tu rentres sans la rose aussi coutumière que trémières, avec en sus, l'invitation au resto chic et branché pour sortir le couple de sa quenelle purée du mardi soir. Pour l'occasion, Maman enlève ses pantoufles en peau de chagrin pour s'engoncer dans sa plus belle robe à froufrou et Papa met sa superbe veste jaune pipi par-dessus le marcel et en avant Guingamp. Un repas plus tard, les deux tourtereaux remontent dans la R19 Chamade, moumoute sur le volant, siège à billes, chien qui remue la tête, autocollant du Racing, arbre magique odeur pêche melba, monsieur prend le volant, évidemment avec 2g de charge supplémentaire au compteur, rapport aux trois pti jaunes et aux deux bouteilles de Jaja, maman râle, comme d'habitude. Arrivé, madame se fait sa tasse de camomille et se jette sur le premier Sudoku venu, monsieur s’endort sur l’autobiographie de Clara Morgane "La vérité si tu bandes". Personnellement, j'ai été chez mon voisin du dessus, pour constater que je n'étais pas le seul à avoir oublié que l'important c'est la rose, crois-moi, puis je suis redescendu pour cuisiner mes pâtes, à l'encre de seiche, avec des pétoncles et des cèpes, accompagné d'un Marquis de Laguiche, parce que, même si on voudrait nous persuader de ne plus fêter l'amour sous prétexte que c’est commercial, je suis désolé, mais quand on voit ce qu'on voit, on se dit que fêter l’amour c’est fondamental...
La première gourde venue
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Personnellement, je suis une buse en politique, mais ça ne m’empêchera pas de donner mon opinion sur la question. Est-ce qu’on empêche le puceau de regarder des films de boules? Bien au contraire, ça doit lui faire grand bien. Régulièrement, l'État Français me demande mon avis. C'est le principe des élections. Le problème, c’est que comme je suis une buse, intelligemment stupide, comme dit mon ami Ranulphe, je ne sais jamais pour qui voter. La gauche, la droite, le centre, le milieu, le haut, le bas... pour moi c’est voter blanc bonnet et bonnet blanc voter. Mais comme je suis un citoyen responsable, je suis bien obligé de faire un choix. Du coup j’ai mis au point une méthode infaillible, breveté Psykopat, pour définir quel prétendant emportera ma voix, je vote toujours pour la plus sexy. Pas la plus intelligente, comme le disait mon ami de beuverie Baudelaire, "Aimer les femmes intelligentes est un plaisir de pédéraste." C'est une méthode simple et efficace! Bon ok, j’admets que cette formule a ses limites, mais après tout, elle n’est pas plus ridicule que de baser son choix sur des promesses électorales jamais tenues.
La fraicheur du désert de Gauby
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Après avoir (trop) longtemps recherché la concentration et le boisé qui masquait le terroir, Gérard Gauby, vigneron très exigent, poursuit aujourd'hui, avec son fils Lionel, sa quête du grand vin du sud à l’équilibre parfait. Le Domaine a connu plusieurs périodes de remise en question qui, progressivement, l’ont porté vers un style de vins rouges et blancs tendus, moins opulent, plus en finesse et, surtout, digestes. Le Domaine Gauby est devenu un laboratoire permanent où se préparent les évolutions stylistiques des vins du Roussillon. Plus d'éraflage systématique, une fermentation alcoolique rapide pour éviter un excès d'extraction, limitation des pigeages, plus de cuves, moins de barriques, réduction de la durée des élevages pour conserver le fruit. Une évolution radicale du style des vins qui a fait couler beaucoup d’encre, il est très rare qu’un domaine au sommet de sa notoriété remette en cause les recettes mêmes de son succès. Une prise de risque, une recherche de dépouillement pour révéler le terroir varié de Calce, composé d’étonnantes marnes noires. Le travail bien fait finit toujours par payer. En quelques millésimes, Gérard Gauby et son fils ont imposé un style particulier, plus de fraicheur associée à de fins tannins, tout en gardant l'onctuosité fruitée des vins du Roussillon. Les grands vignerons bousculent toujours un peu les habitudes…
Côtes du Roussillon Vieilles Vignes 2008 Domaine Gauby
Nez puissant, de cerise noire, de mûre, de garrigue, de suie, de lard fumé et de réglisse. En bouche, la matière est belle, onctueuse, c'est rond, les tannins sont polis, c'est d'une grande buvabilité, harmonieux, et la finale, un brin mentholée, fait durer le plaisir. Très bien
Bépi et la part des anges
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La nouvelle est passé presque inaperçu, elle m'avait échappé, mi-janvier, Giuseppe Quintarelli a tiré sa révérence, il est parti sur la pointe des pieds, comme il a vécu, comme un vénérable octogénaire sait le faire, après s’être longtemps battu contre la maladie de Parkinson. Giuseppe Quintarelli, dit Bépi, était le monstre sacré de la région du Vénétie, l'homme de l'exemple et de la tradition, un homme qui faisait des vins plus grands que lui. Pour ses Amarone, toutes ces décisions résultaient d’une multitude de doutes, de questionnements. Il n’acceptait jamais d’être certain de quoi que ce soit. Trop de "Flying Winemacker" ont oublié ce principe, cette ouverture à l’erreur, l’homme est toujours plus petit que la nature. Bepi était un magicien, un sorcier des vins de la Valpolicella. Il a donné à l’Amarone, la place que ce vin méritait, à la table des grands vins de la planète. Goûter, une seule fois, un de ses magnifiques Amarone, et on saisissait sa vérité, comment l’homme peut intervenir en intervenant peu, en laissant le vin s’exprimer, en le guidant légèrement de la main vers où il est capable de se rendre. Le Maître du Veneto était un vigneron simple et humble, rare médiatiquement, loin, très loin de l’opulence obscène de certains châteaux Bordelais, du clinquant des Wineries de la Napa Valley ou des délires architecturaux de la Rioja. Bépi était l'homme du silence de la vigne, de la sérénité de sa cave, l'homme qui écrivait ses étiquettes, qui, surement, écoutait le crayon chuinter tranquillement sur le papier. Le silence, quand il meurt, fait un grand fracas que l’on ne peut entendre.
Les raisins d'être soupe au lait
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"On boira du lait quand les vaches mangeront du raisin". Qui, de Toulouse-Lautrec, jean Gabin, Jean Carmet, Audiard, Bacchus,le Poulpe ou mon caviste a prononcé, en premier, cette phrase? Qui que ce soit, il n'imaginait pas que cet ukase serait mis à mal par une bande de bovins Australiens. Résidu du pressage, le marc de raisin est un déchet de la viticulture, composé de peaux, de pépins et de queues de raisins. Des scientifiques ont démontré qu'en l'ajoutant à l'alimentation des vaches, celles-ci produisent 5% de lait en plus et 20% de méthane, un gaz issu de leurs flatulences, en moins. Donc, utiliser le marc de raisin comme complément alimentaire pour les vaches laitières augmente leur production de lait et sa qualité, et, en plus, réduit considérablement leurs émissions de méthane, un gaz à effet de serre. Pendant 37 jours, les chercheurs ont ajouté 5 kilos de marc de raisin séché à la nourriture de vaches laitières et procédé ensuite à des comparaisons avec des vaches nourries normalement. Selon les chercheurs, le lait contenait également six fois plus d'acides gras que celui des vaches nourries avec du fourrage habituel.Ils sont incroyable, ces chercheurs, moi je serais chercheur, je ne saurais même pas quoi chercher, eux ils s'intéressent à la qualité du lait et aux pets de vaches. Un vrai grand problème les pets de vache, que ce soit l'Abondance, la Limousine, l'Aubrac, la Montbéliarde, la Blonde d'Aquitaine, la Normande, la Bazadaise, la Parthenaise, la Bretonne Pie Noir, la Prim'Holstein, la Salers, la Vosgienne et même la Charolaise, ça rumine, ça beugle, ça mâchouille et ça pète… C’est un problème énorme chez les vaches,
elles ont un trou de balle complètement dilaté, c’est comme ça, elles pètent. Du coup, quand tu les mets dans l’eau, elles se remplissent, et elles coulent ! Les vaches se noient par le trou de balle! C’est pas moi qui l’ai inventé! C’est génétique et le raisin n'y changera rien, elles vont devoir apprendre à nager pour passer grand cru et avec un bon Bordeaux et des cours de Russe, çà peut faire du Petrus…
Le Cadet de mes soucis est un mouton
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Quand un ami vous offre une bouteille de Mouton, vous le remerciez, quand il m'offre une bouteille de Mouton Cadet, je me demande ce que je lui ai fait pour être son ami et je conserve, en mon for intérieur, un scepticisme des plus profonds quant à l’intérêt d’avoir un ami tel que lui. Il a des bons côtés, il est rusé, il a une culture assez impressionnante sur les curés pédophiles, il connait une dizaine de technique différentes pour dépecer un chat, il adore les univers glauque et mortuaire. Alors, j’en viens à mon scepticisme originel quant à l’intérêt d’avoir un ami tel que lui. C'est simple, il est intarissable, il connaît toutes les histoires bien salaces de l'Histoire et spécifiquement de la deuxième guerre mondiale et même plus particulièrement les plus croustillantes histoires des mœurs dissolues des compagnons d’Hitler. Il peut tenir deux ou trois heures sur Himler et sa passion très particulière pour les feuilles de rose et les jeunes mâles de la Waffen SS, et moi, j'adore l'histoire.
Mouton Cadet 2008
Mouton cadet est un must pour les buveurs d'étiquettes, et certains lui prête même un lien avec Mouton Rothschild, qu'il n'a ni de loin et encore beaucoup moins de près. Peut-être une belle étiquette? Au nez, C'est pas un mouton, ça ressemble plus à un bouc, c'est bipolaire et ça provoque certainement des troubles de l'humeur, bois et cassis, cassis et bois, même pas noble. La bouche est plate, sans caractère, sans race, anguleuse et, c'est une qualité dans son cas, même pas longue. C'est un vin qui n'est ni fait, ni à faire, mais ils le vendent quand même. A bien y réfléchir, ce qu'il y a de mieux dans ce vin, c'est la caisse en bois.
Je ne résiste pas au plaisir de vous reproduire le compte rendu de ce vin par un site qui le commercialise, bien entendu : "Robe soutenue et brillante, d’un beau rouge profond. Nez de petits fruits rouges frais et bien mûrs tels que la cerise, la framboise, puis à l’aération apparaissent des arômes de cassis.En bouche, l’attaque est souple et ronde avec une bonne amplitude. Le milieu de bouche offre un très bel équilibre entre les arômes de fruits - mûre et myrtille - et une sensation de gras et de plénitude. La finale est montante et harmonieuse, soutenue par des tanins fins et enrobés laissant présager d’une bonne évolution". Zont peur de rien...
Une cigale en hiver
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Je crois que je l'ai déjà dit, mais j'adore, à la fin d'un repas, à l'heure du café, lambiner, musarder et alterner une gorgée de café et un gorgeon de rouge. On peut même dire que j’aime l’association du vin avec à peu près n'importe quoi, vodka fraise, Churros au Nutella, crème périmée, cornflakes, chamallow, antidépresseur, sandwich moutarde banane… Avec le temps mon palais s’ouvre à des univers inédits, c’est assez réconfortant de constater que si une impression de régression se lit un peu près partout, mon palais lui, continue son inexorable apprentissage. Nous ne sommes pas condamnés à nous taper des McDo salés comme la mer morte, des canards plus plaqués que laqués et datant de la période Maoiste, des crèmes caramel plus sucrés que les rabattants de toilette d'un diabétique, des Kebabs aussi appétissants que ma dernière gastro, des Pizza-Hut épaisses, grasses et moins drôles qu'une blague de Bigard ou des pseudos pavés qui tiennent plus du nerf de Bœuf que de la côte du même nom. Heureusement, il reste des endroits ou le chef a de l'imagination, où le service est à taille humaine (c'est ici et ici pour les blaireaux ceux qui ne connaissent pas encore), et où les plats ne portent pas des noms ronflant, un endroit où il fait bon jouer les cigales, surtout par -10°, même l'Australopithèque en a fini par oublier de ronchonner sur le millésime du Mas Jullien, un 2005 d'Olivier Jullien¸ avec deux l comme les anges, un Mas Jullien qui a accompagné, sans Etats d'âmes, une petite grande crépinette de pied et de joue de porc et ses petites pommes miettes rehaussées par la grâce d'une truffe noire du Périgord, y a des midi où c'est le Nirvana, pas Kurt Cobain, le concept spirituel. Y a des jours où j'adore, à l'heure du café, alterner une gorgée de café et un gorgeon de rouge. La vie est trop courte pour ne chanter que l'été.
Coteau du Languedoc Mas Jullien 2005 
Un premier nez sur la retenue, mais ça ne va pas durer. Premières notes très Syrah, mûre, épices, poivre, violette. Le carafage va lui apporter de la complexité, le Mourvèdre et le Carignan vont en profiter largement pour venir faire chanter le sud, garrigue, laurier, thym, romarin, réglisse, truffe, tabac… Le nez évoluera pendant plus d'une heure. La bouche est étonnante de pureté, de minéralité, caillou et graphite, de fraicheur et de densité. C'est à la fois puissant, et aérien, remarquablement structuré, de beaux tannins serrés participent à l'impression générale de plénitude. La finale, sur le cassis, s'étire longuement et harmonieusement. Un des grands rouges du Languedoc (avec la Grange des Pères).
Si tu m'crois pas, tartare gueule à la récré
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Dans la mythologie grecque, le Tartare est un lieu des Enfers, la prison des Titans, envoyés se piler le tartare pour abus de pouvoir surnaturel, meurtre de poney roux ou faillite bancaire. Les Danaïdes, les cinquante filles du roi Danaos, un sacré chaud lapin celui-là, ont également été condamnées, aux affres du Tartare, et, cerise sur le clafoutis, à remplir sans fin un tonneau sans fond. Le très fameux tonneau des Danaïdes, qui désigne une tâche absurde, comme celle de convaincre un béotien Bordelais que La Tâche ne tâche pas. Parfois, la vie est une dure lutte contre le froid, les cons et les Béotien Bordelais. Tous cela pour vous dire que mercredi, c'est tartare chez le JeanDa, qui n'est pas un tonneau des Danaïdes, même s'il est assez difficile de le remplir. Pour nous accompagner, l'enragé Gonzo est présent, pour accompagner le tartare, un Fonsalette 99, deux Fonsalette, deux Reynaud en deux jours, vous allez dire que j'abuse des bonnes choses et avez bien raison…











Brèves de comptoir
jeudi, 23 février 2012,00:00
mercredi, 22 février 2012,23:51
mercredi, 22 février 2012,23:34
mardi, 21 février 2012,11:38
jeudi, 16 février 2012,08:45